Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité »

Nous publions le compte-rendu de la journée d’étude qui s’est tenu à l’université Victor Segalen de Bordeaux dans le cadre de la préparation des Assises.

Université Victor Segalen Bordeaux 2
Laboratoire ATOTEM

Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie en France
Débat 4 . Les constructions sociales de l’altérité

Journée d’étude :
Les nouvelles formes de l’altérité

Jeudi 26 avril 2007 – Département d’anthropologie - site de la Victoire – Amphithéâtre Denucé de 9 heures à 17 heures.

Traditionnellement, l’altérité se constituait automatiquement par le lieu de l’enquête avec l’anthropologie exotique ou par l’objet étudié avec le folklore à la recherche du bizarre et/ou de l’original.

La critique de ces travaux et le développement de l’anthropologie ont conduit, non au renoncement à l’altérité, mais à sa redéfinition. L’examen d’objets nouveaux (les entreprises ou les sentiments par exemple), l’intérêt porté à la vie quotidienne, amènent à définir de nouvelles formes de l’altérité et surtout les moyens de la définir et de l’étudier.

Cette journée d’étude pourrait s’orienter autour de trois axes :

  1. Les nouveaux objets de l’anthropologie :
  2. La chasse aux anomalies :
  3. L’analyse des discours :

1 – Les nouveaux objets de l’anthropologie :

La francalgérianité. Elise Miles.
L’handicap. Alain Cabero.
L’entreprise. Anne Both

2 – La chasse aux anomalies :

L’ordinaire. Eric Chauvier. _ Le contexte. Rémi Bordes. _ L’enquête. Jacqueline Dumesnil.

3 – Les instruments d’analyse :

Le microscopique. Myrian Congoste. _ La pragmatique. Bernard Traimond ; _ Le renouvellement des méthodes. Charlotte Brive.

LES NOUVELLES FORMES DE L’ALTERITE

Traditionnellement, l’altérité se constituait automatiquement par le lieu de l’enquête avec l’anthropologie exotique ou par l’objet étudié avec le folklore à la recherche du bizarre et/ou de l’original.

La critique de ces travaux et le développement de l’anthropologie ont conduit, non au renoncement à l’altérité, mais à sa redéfinition. L’examen d’objets nouveaux (les entreprises ou les sentiments par exemple), l’intérêt porté à la vie quotidienne, amènent à définir de nouvelles formes de l’altérité et surtout les moyens de la définir et de l’étudier.

1 – Les nouveaux objets de l’anthropologie :

- Elise Mile. « Mes tissages ». Pour une anthropologie discursive de la francalgérianité.

Cette recherche a pour point de départ la mise en lumière d’une réalité : l’existence d’individus dont l’un des parents est algérien, et l’autre est français.

Mais, une fois cette forme de vie avérée (Wittgenstein nous dit qu’avant d’être nommé, le porteur du nom est déjà là), un premier problème se pose : n’ayant ni visibilité sociale (à ce jour, il n’existe pas d’association les regroupant), ni, par conséquent de visibilité scientifique, comment nommer de tels individus ?

Il n’est pas question, ici, de trouver une définition qui convienne (la définition renvoie à la finitude), mais plutôt une manière adéquate de désigner (c’est-à-dire en introduisant l’idée de contingence).

Passant au crible les différents compartiments de mon stock de connaissance, seul le mot « métissage » me semble s’approcher de la réalité que je souhaite étudier. Mais après m’être livrée à une critique de cette notion (par trop galvaudée), je me vois contrainte d’y renoncer. C’est à ce moment que me viens à l’esprit le mot composé « franco-algérien ». Mais suite à son analyse, celui-ci s’avère tout aussi décevant car inadéquat.

C’est ainsi qu’après avoir passé en revue un certain nombre de notions que la vie sociale, ou la pratique habituelle de la recherche, met à disposition pour traiter la réalité, je me dois de les abandonner : celles-ci masquent (voire étouffent) plus la réalité qu’elles ne la révèlent…

Ainsi, afin d’accéder à la réalité de mes interlocuteurs, je me livre à une manipulation linguistique. De cette opération naît le néologisme francalgérien. Ainsi, j’appelle francalgérien tout individu qui s’identifie à une lignée provenant de France et d’Algérie. L’idée de revendication sous-entend celle de décision (car il s’agit bien d’un choix). La décision, quant à elle, renvoie à l’acte de parole, à l’acte de dire.

Dès lors, et cette question m’accompagnera tout au long de ma recherche, pourquoi décide-t-on de se dire francalgérien ?

M’inscrivant, en toute modestie, dans le courant de pensée de Wittgenstein, selon lequel « la signification, c’est l’usage », je décide alors de me pencher sur les différentes utilisations de la « francalgérianité ». Le présent texte se veut donc une tentative de mettre à jour l’un de ces usages.

Bibliographie.

Amselle J.L., Logiques métisses. Anthropologie de l’identité en Afrique et ailleurs., 1990, Payot, Paris.
Austin J.L., Quand dire, c’est faire, [1962] 1970, le Seuil, Paris.
Laplantine F., Nouss A., Le métissage, 1997, Flammarion, Paris.
Laugier S., Du réel à l’ordinaire. Quelle philosophie du langage aujourd’hui ?, 1999, librairie philosophique J.Vrin, Paris.
Said E., L’Orientalisme. L’Orient crée par l’Occident., [1978] 1980, Seuil, Paris.
Wittgenstein L., Investigations philosophiques, [1961] 1997, Gallimard, Paris.
Remarques philosophiques, [1964] 1975, Gallimard, Paris.

- Alain Cabero. Différences.

Le handicap pose souvent la question de son rapport au bizarre et à la normalité. Nous savons que le bec de lièvre ou le nez tordu étaient considérés comme étant un handicap. Pourtant si ces caractéristiques stigmatisaient l’individu, elles n’altéraient en rien ses capacités tant physiques que psychiques. C’est surtout l’image renvoyée qui posait problème. La notion de problème est à comprendre comme étant le rapport à soi : cela peut-il m’arriver ? Et si oui, pourquoi ? Qu’ai-je fais ? Pourquoi moi ? Ce même questionnement se retrouve pour tout type d’handicap. C’est un peu comme si le handicap renvoyait au domaine du supra normal et même du divin. Punition, châtiment divin ? Reconnaissance divine ?

Prenons l’exemple de la surdité. Dans l’Égypte et la Perse antique, les sourds étaient considérés comme des « favoris des dieux », des « êtres privilégiés du ciel ». Une forme de culte leur été même voué. C’est tout le contraire de la pensée occidentale, surtout au moyen âge, où l’on voyait en la personne sourde, des « êtres privés d’âme », des « esprits qui ne pouvaient être doués de raison » et on alla même jusqu’à leur contester leur appartenance à l’humain. Si les mentalités ont changé, se pose toujours la question du rapport de le handicap à la normalité, à la différence. Etre différent est-ce être anormal ? Si l’on considère à nouveau l’exemple de la surdité, ce qui va marquer la différence entre une personne sourde et une personne entendante, c’est à première vue, le petit appareil situé sur l’oreille. Stigmatisée par ce contour auditif il ne fait plus aucun doute que nous avons face à nous une personne sourde. Alors en quoi ce stigmate intervient dans la notion de normalité ? prenons le témoignage de Jérôme qui est aujourd’hui âgé de 18 ans et qui se rappelle sa scolarité en primaire : « j’aurais préféré ne pas être appareillé parce qu’avant je me considérais normal, il n’y avait pas de différences, j’arrivais à suivre … être normal c’est parler avec tout le monde … j’étais plus ouvert que maintenant … quand j’ai eu mes appareils tout a changé, il y a eu des moqueries, les autres enfants disaient « regarde le c’est un mongol » … lorsque je posais mes appareils les autres disaient : « c’est dégueulasse ! » … j’étais différent parce que j’étais le seul à avoir çà … alors je me suis dis eux c’est normal ils sont habitués à entendre ils ne comprenaient pas pourquoi j’avais çà, ils préféraient se moquer plutôt que de comprendre pourquoi j’avais çà … longtemps on m’a trouvé bizarre ». Ce témoignage, saisissant, pose bien le rapport normal/anormal lié au fait de porter des prothèses auditives. Ce stigmate infligé aux sourds dés leur plus jeune âge sans jamais leur demander leur avis. Pourquoi ? Vouloir tant vouloir appareiller les sourds ?

Pour les rendre « normaux », c’est-à-dire entendre comme un entendant ? Entendre normalement ? Ou pour nier leur différence ?

Références

GOFFMAN, Erving : « Stigmate, les usages sociaux des handicaps », Les éditions de minuit, Paris, 1975.
BECKER, S. Howard : « Outsiders, Etudes de sociologie de le déviance » éd. Métailié, Paris, 1985.
PADDEN, Carol & HUMPHRIES, Tom. Deaf in America, voices from a culture, Harvard, 1988.

- Anne Both Bordeaux-2 – Idemec (UMR 6591) : L’ethnologie d’entreprise : un terrain pas si banal.

L’enjeu de la préparation de ces assises de l’anthropologie repose tant sur l’objet scientifique, la démarche que les institutions qui les financent. Il semblerait que l’anthropologie du travail et plus spécifiquement celle de l’entreprise concentrent, peut-être plus que les autres, ces questionnements.

Althabe écrivait déjà en 1991 qu’il fallait désacraliser l’entreprise, pour en faire un terrain banal. Quel bilan peut-il être fait 15 ans après ?

A l’évidence l’entreprise se distingue des autres champs de la discipline pour au moins trois raisons. D’une part, il concerne un « terrain ethnologisé » ou tout du moins qui s’est approprié une partie du champ lexical de la discipline en en changeant le sens. Ainsi, les enquêtés parlent de « mythe », de « rite », de « tabou », de « rituel », de « culture », voire de « clan »…, plaçant ainsi l’anthropologue dans une situation polyphonique où catégories émiques (Olivier de Sardan, 1998) et catégories étiques se disputents. D’autre part, l’entreprise produit sa propre idéologie (Flamant, 2002), le discours managérial se piquant d’utiliser des idées, des termes provenant des sciences sociales . Enfin, elle constitue un terrain à l’accès difficile, les discours y étant contrôlés, quand ils ne sont pas censurés (Both, 2006). Du point de vue de la discipline, les réticences académiques à l’égard de l’entreprise comme objet légitime d’intérêt demeurent. Il semblerait qu’on assiste à un repli de l’anthropologie sur elle-même, autrement dit sur des terrains classiques, classiquement exotiques, où se lovent fidèlement à ses origines l’étonnement et l’émerveillement (Schlesier, 1997). Il faut dire aussi que les impostures se sont multipliées ces dernières années, l’anthropologie de l’entreprise étant surtout pratiquée ou plutôt revendiquée par des consultants, certains réduisant la discipline à une « méthodo : l’OP », pour observation participante (Both 2007a). La conjonction de ces mécanismes ne risque-t-elle pas in fine de bouter les anthropologues hors de l’entreprise ?

Bibliographie

ALTHABE Gérard, 1991, « Désacraliser l’entreprise : un terrain ethnologique banal », Journal des anthropologues, 43-44 : 17-21.
BOTH Anne, 2007b (sous presse), Paroles de managers. Ethnologie du discours managérial, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux.
– 2007 a, « L’anthropologue en quête de terrain. Le cas d’une étude dans des petits commerces, commanditée par un cabinet de consultants », Journal des anthropologues, 108.
– 2006, « Le journal interne d’entreprise. Ethnographie d’une mission impossible », Ethnologie française, 1 : 45-54.
DOQUET Anne, 1999. Les Masques dogon. Ethnologie savante et ethnologie autochtone, Paris, Karthala.
FLAMANT Nicolas, 2002, Une anthropologie des managers, Paris, Presses universitaires de France.
OLIVIER DE SARDAN Jean-Pierre, 1998, « Emique », L’Homme 147 : 151-166.
SCHLESIER Renate, 1997, « L’étonnement et l’émerveillement aux origines de l’anthropologie », Gradhiva, 22 : 59-65.

2 – La chasse aux anomalies :

- Eric Chauvier. ATOTEM Université Bordeaux 2. Anthropologie et scepticisme.

Johannes Fabian a montré, dés le début des années 80, que le discours de l’anthropologie était généralement « allochronique », c’est à dire basé sur le déni d’un temps intersubjectif, ou encore, plus simplement, sur un déni de la communication qui ne peut pourtant manquer de se nouer entre l’anthropologue et ceux qu’il observe. Cette idée est fondatrice d’une autre façon de pratiquer l’anthropologie. Ses implications sont évidemment méthodologiques, mais aussi politiques dans la mesure où reconnaître qu’une communication peut se produire entre l’observateur et l’observé équivaut à rompre une relation asymétrique qui voit généralement le premier (l’observateur) établir une supériorité par rapport au second, presque à son insu, par le simple fait de le constituer en objet scientifique.

Il semble pertinent de prolonger ce débat théorique en le passant au crible de la philosophie du langage ordinaire américaine au travers de trois philosophes : Wittgenstein, Austin et Cavell. Pour ce faire, nous nous réfèrerons à une situation ordinaire, une jeune mère qui parle à son enfant en public. L’analyse interactionnelle de cette scène, engagée à partir d’indices observables, tend à montrer que cette jeune femme est en train de produire une communication élaborée, référée à plusieurs niveaux d’interlocuteurs : un interlocuteur superficiel (son enfant) ; des interlocuteurs implicites (les parents qui passent). Mais cette stratégie discursive semble aussi détournée d’une finalité qui elle même semble indistincte. Cette situation permet de considérer, avec Austin, le langage comme un lieu d’accord ou un lieu de rupture, ou encore le mode permettant de s’entendre sur cette façon une de décrire et de comprendre le monde. Si l’on revient à l’exemple choisi, cette jeune femme semble entrevoir que le langage tend vers la possibilité de sa rupture, la possibilité de son échec, de sa non reconnaissance. En ce sens elle est en train de tester son « échantillon », c’est à dire sa valeur de représentativité, sa capacité à parler au nom des autres. En ce sens, elle est aussi en train d’affiner sa perception de la situation avec des mots, c’est à dire qu’elle ne fait pas que communiquer ; elle crée aussi un cadre de perception pour tâcher de comprendre sa propre situation. Elle pratique ce que nous faisons tous, et qui est compris dans le scepticisme tel qu’il est défini par Cavell : non pas « pouvoir savoir », soit le scepticisme au sens classique portant sur la connaissance (ce que je peux connaître) ; mais « vouloir savoir », ce qui renvoie à un scepticisme sur ma reconnaissance, sur mon intimité avec le autrui (Laugier (article Cavell ), soit le projet de la philosophie sceptique tel qu’il est formulé par Cavell. Nous entrevoyons alors tout l’apport de la philosophie sceptique pour l’anthropologie.

Bibliographie

Austin John Langshaw, Comment parler ?, trad. fr. dans langage, juin 1966.
Ecrits philosophiques, trad.fr. Lou Aubert et Anne-Lise Hacker, Paris, Edition du Seuil, 1994.1971, (édition originale 1967),
Le langage de la perception, texte établi d’après les notes manuscrites de l’auteur par G.-J. Warnock, trad. franç. Paul Gochet, Paris, éditions Armand Colin. 1970, (édition originale 1962)
Quand dire, c’est faire, trad. franç. Gilles Lane, Paris, éditions du Seuil.
- Bouveresse Jacques, La Parole Malheureuse, Mythe et Intériorité chez Wittgentetin , Edition de Minuit, 1971.
Cavell Stanley. The Claim of Reason, Oxford University Press, 1979, tr.fr. LesVoix de la raison, Seuil, « L’ordre philosophique », 1996.
A Pitch of philosophy, Harvard University Press, 1994.
Must We Mean What We Say ?, Cambridge University Press, 1969.
Une nouvelle Amérique encore inapprochable, Paris, l’Eclat, 1991.
Foucault, Michel. « Il faut défendre la Société ». Cours au Collège de France. 1976, Hautes Etudes, Gallimard / Seuil, 1997.
Dits et écrits II, 1976-1988, Quarto Gallimard, 2001
Goffman, Erving. Asiles. Etudes sur les conditions sociales des malades mentaux, Ed. De Minuit, 1968.
La mise en scène dela vie quotidienne, aux éditions de Minuit, le sens commun.1973.
1. La présentation de soi.
2. Les relations en public
Les rites d’interaction, aux éditions de Minuit, le sens commun.1974
Stigmates. Les usages sociaux des handicapés aux éditions de Minuit, le sens commun, 1975.
Façon de parler, aux éditions de Minuit, le sens commun.1981.
Les cadres de l’expérience, aux éditions de Minuit, le sens commun, 1981.
Gumperz John. Language and Social Group. Palo Alto,CA, StanfordUniversity Press. 1971.
Language and social identity. Cambridge University Press 1982
Discourse stratégies. Cambridge Univesity Press, 1982.
Engager la conversation, Les Editions de Minuit, Le sens commun, 1989.
Sociolinguistique interractionnelle, une approche interprétative, université de la Réunion, URA 1041 du CNRS, l’Harmattan, 1989.
Grice H. Paul. Logic and Conversation, in Cole et Morgan J.L. Eds
Laugier Sandra. Recommencer la philosophie : La Philosophie Américaine aujourd’hui, Paris, P.U.F. 1999a,
Du Réel à l’Ordinaire : Quelle Philosophie du Langage aujourd’hui, Paris, Librairie Philosophique J.Vrin. 1999b,
Scepticisme et Comédie, Cavell entre Witgenstein, Emerson et Thoreau, in Esprit, mai 1999 c
Wittgenstein, Ludwig. Recherches philosophiques, MacMillan, New Yorck, Oxford, Blackwell, 1953.
De la Certitude, tr. fr. par Jacques Fauve, Edition Gallimard, 1976.
Investigations philosophiques, trad.fr. par Pierre Klossowski, Paris Gallimard, 1961.

- Rémi Bordes. L’« ethnicité » des ethnologues népalais.

Le monde de la recherche académique entretient naturellement un rapport complexe avec le contexte social et politique dans lequel elle s’insère. Si on connaît assez bien l’histoire de l’université, et si quelques plumes audacieuses ont tenté de dévoiler les rapports de pouvoir au sein de l’institution académique dans notre société (Pouzargue, 1998) , il est rare que les anthropologues travaillant sur des terrains plus lointains enquêtent sur l’univers professionnel et intellectuel dans lequel évoluent leurs homologues issus d’une culture différente.

Comme tout chercheur sur le terrain, j’ai été moi-même un temps en contact avec la recherche académique publique du pays dans lequel j’ai effectué mon enquête- le Népal. Je ne me propose pas d’en développer une ethnographie approfondie, mais simplement, à partir de quelques vignettes prises sur le vif, de rendre compte de la configuration socio-politique singulière de l’anthropologie produite au Népal (cf. Bhattachan, 1996). Que se passe-t-il quand l’anthropologie est appropriée par les intellectuels nationaux, comment peut-on décrire les liens que cette production intellectuelle entretient avec un certain nombre d’enjeux propres à l’évolution contemporaine d’un pays en pleine tourmente ?

Il s’avère que l’anthropologie, réflexion sur l’altérité, semble s’être muée principalement en un discours de l’identité : une majorité de chercheurs népalais travaillent sur ce terrain a priori tout désigné que constitue leur propre milieu d’origine. Avant de rentrer dans le débat épistémologique que suggère cet état de fait, il convient d’abord d’observer les rapports que le monde de la formation universitaire entretient avec le marché de l’emploi, dans un pays où une majorité d’étudiants sont appelés à devenir des notables dans leur terroir.

Cela dit, cette tendance indigéniste s’inscrit aussi plus ou moins directement dans la lutte pour la reconnaissance du concept d’ « ethnicité », concept désormais sorti du cadre spécialisé pour rejoindre le débat public (cf. Gellner & alii, 1998). Dans une société où, il y a peu de temps encore, le monarque et les deux classes supérieures de la société (Bahun et Chetri) assuraient une domination sans partage sur la mosaïque des peuples himalayens, on assiste aujourd’hui à l’émergence massive des revendications ethniciste, incluses dans l’idéologie maoïste du CPN-M, mais qui la dépassent assez largement. Plus encore, les « ethnicités » - et donc, aussi d’une certain manière l’ethnologie, ou du moins le regard ethnologique, qui les sous-tend- deviennent de facto un élément intrinsèque de l’émergence d’un espace public démocratique La manière dont le concept de culture est instrumentalisé de toutes parts pose alors des questions et des défis criants à l’anthropologie. On pourra sans doute rapprocher cela d’autres destinées indigènes connues par l’anthropologie dans ces ‘territoires vierges’ chers aux premières vagues de l’ethnographie exotique occidentale.

BHATTACHAN Krishna B.“Sociological and anthropological research and teaching in Nepal : western adaptation versus indigenization”. Social sciences in Nepal, n°2.
DES CHENES Mary. 1996 “Ethnography in the Janajati-yug : lessons from reading Rodhi and other Tamu writings” in Studies in Nepali history and society, vol.1, n°1.
GELLNER DAVID N., PFAFF-CZARNESKA Joanna, WHELPTON John (dirs.). 1997 Nationalism and ethnicity in a hindu kingdom. The politics of culture in contemporary Nepal. Amsterdam, Harwood.
LECOMTE-TILOUINE Marie, DOLLFUS Pascale (dirs.). 2003 Ethnic revival and religious turmoil. Identities and representations in the Himalayas. New Delhi, Oxford University Press.
POUZARGUE Francine. 1998, L’arbre à palabres. Anthropologie du pouvoir à l’université. Bordeaux, William Blake.

- Jacqueline DUMENIL. L’enquête.

La sortie en septembre dernier du film « Indigènes » et l’annonce le même jour par le Président de la République d’une prochaine « décristallisation » des pensions des anciens combattants étrangers m’amènent à enquêter sur ce sujet en lien direct avec l’objet de ma recherche qui porte sur les anciens combattants marocains à Bordeaux.. Les effets d’annonce médiatique viennent court-circuiter l’édification de questions. Il faut une mise à distance pour donner sens à l’événement. Les difficultés rencontrées dans ce moment précis du déroulement de ma recherche concernent les sources d’informations. La démarche anthropologique a recours aux enquêtes dites de « terrain », aux discours dits « naturels », soit en particulier aux entretiens réalisés avec les personnes du sujet d’étude. Je travaille donc surtout sur les discours des « indigènes », mais pas seulement. Parfois, il y a aussi la nécessité d’avoir recours à d’autres sources d’information. Je recueille donc des témoignages indirects, des discours oraux et écrits, des commentaires sur ces deux évènements cinématographique et politique. Pour mieux appréhender notre objet d’étude, j’analyse les informations recueillies : ce que l’on trouve et surtout ce que l’on ne trouve pas, ce qui est dit et surtout ce qui n’est pas dit, ce qui est du non-dit ou du supposé, les informations tronquées ou erronées, les fausses informations…La quasi-totalité des différents médias (presse écrite, radio, télévision, Internet) parlent, sans question critique, de la décristallisation pleine et entière des pensions des anciens combattants étrangers. Les anciens combattants marocains de Bordeaux, eux, gardent une certaine distance avec cette annonce. Ils me disent « Il faut attendre ! il faut voir ce que l’on va avoir ! ». Je me suis appuyée, pour poursuivre mon enquête anthropologique, sur une phrase de Bernard Traimond « Le discours sert souvent à cacher la réalité et toute fin du débat. Il a fourni des modèles identificatoires, il a offert des visages de héros en regard information doit faire l’objet d’une analyse critique. La parole recèle « le secret, le mensonge et le silence » et le travail de l’anthropologue est de trouver le sens de ces occultations ». Toute information doit passer le filtre de la critique. Il faut distinguer les sources de 1re main et de 2e main, les critiques des sources internes et externes. Ce système de critique des sources favorise les détails. Il y a nécessité d’analyser les circonstances de l’enquête et des effets de sens qu’elles produisent. La prise en compte des circonstances de l’émergence d’une information et du contexte peut donner sens aux discours. La sortie du film vient consacrer la de la situation politique actuelle qui révèle de criantes discriminations.

D’un point de vue anthropologique, c’est la question de la reconnaissance des anciens combattants étrangers qui est en jeu. Les « anomalies » révélées lors de l’enquête peuvent permettre d’entrevoir des pans du réel.

Eléments de bibliographie :

Pierre Janin, « Tirailleurs « de brousse » en péril », Politique africaine, n°95, octobre 2004, 147-156.
Paul Ricœur, Parcours de la reconnaissance, Folios/Essais, Stock, Paris, 2004, 431 p.
Paul Ricœur, Temps et récit II. La configuration du temps dans le récit de fiction, Seuil, Paris, 1984, 234 p.
Bernard Traimond, La mise à jour. Introduction à l’ethnopragmatique, Presses universitaires de Bordeaux, Etudes culturelles, Pessac, 2004, 265 p.

3 – Les instruments d’analyse :

- Bernard Traimond. La pragmatique.

La communication avait pour but de présenter un instrument d’analyse des informations trop peu utilisé en tout cas en France, la pragmatique, examen « des types de relation entre le langage et le contexte qui sont grammaticalisés ou inclus dans les structures de ce langage » selon la définition de Levinson (1983)

Le point de départ s’appuie sur l’analyse d’un bref extrait d’entretien effectué dans le cadre d’une enquête. Cet examen permet de montrer que les quelques mots présentés fournissent une foule d’informations sur les pratiques du locuteur mais aussi sur les relations établies avec l’enquêteur :

Ainsi le type de langue utilisé, le contenu des propos, le statut que s’attribue le locuteur, ses techniques narratives et même sa poétiques sont inscrites dans la transcription de ses propos et peuvent être facilement mis au jour et présentés au lecteur.

Ainsi le locuteur montre au locuteur :

  • son statut social
  • sa perspicacité
  • son statut de témoin privilégié.

Autant d’informations essentielles dans le recherche et l’établissement d’informations dont on pourra ainsi apprécier la qualité afin de les classer selon le crédit à leur accorder.

Cette démarche repose un au moins trois paradigmes :

  1. L’analyse microscopique ;
  2. L’examen des discours enregistrés ;
  3. l’inégale qualité des informations collectées.

Elle entraîne au moins trois conséquences :

  1. Elle donne au lecteur les moyens de participer à la réflexion puisque les matériaux lui sont fournis (les textes étudiés)
  2. La « traçabilité » de l’information est assurée de sa collecte aux conclusions. Il n’y a plus de catégories et de problématiques imposées puisque le discours du locuteur (qui peut être l’observateur lui-même).
  3. Elle permet de produire une analyse convaincante car elle fait partager au lecteur le parcours du chercheur.

La pragmatique nous fournit donc des instruments pour analyser de façon précise les discours naturels par une analyse microscopique de l’intérieur.

Bibliographie sommaire

BERRENDONNER, Alain. Eléments de pragmatique linguistique, Paris, Editions de Minuit, 1981.
LEVINSON, Stephen. Pragmatics, Cambridge, Cambridge Univesity Press, 1983.
RECANATI, François. La transparence et l’énonciation. Pour introduire à la pragmatique, Paris, Le Seuil, 1979.
TRAIMOND, Bernard. La mise à jour. Introduction à l’ethnopragmatique, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, Etudes culturelles, 2004. Mais aussi tout Barthes, tout Jakobson et toute la collection Studies in the Social and Cultural Foundations of Language, Cambridge University Press, 18 titres parus.

- Charlotte Brives : Questions de méthodes : sciences sociales vs sciences naturelles ?

Les réflexions sur les méthodes anthropologiques sont au cœur des travaux de nombreux chercheurs, et ont souvent partie liée avec la question de l’objectivité, de la représentativité, de la scientificité des productions de notre discipline. Le plus souvent cependant, ces réflexions ont pour fondement une conception de la science issue d’une représentation quelque peu erronée des sciences naturelles, et balancent entre deux attitudes diamétralement opposées bien trop réduites par les termes de « positivisme » et de « relativisme » culturel, qui ont pour particularité de tomber, l’une comme l’autre, dans le régime de la dénonciation. Pourtant, les travaux issus des Science Studies ont permis de percevoir de plus en plus nettement la « science en train de se faire », contribuant ainsi à un renouveau du regard porté sur les sciences naturelles, notamment concernant les méthodes ou les épistémologies développées par les chercheurs.

Au travers de ma propre expérience de terrain, réalisée dans un laboratoire de biochimie et génétique cellulaire travaillant sur la levure Saccharomyces Cerevisiae, la question de la scientificité ou de la représentativité trouve un terreau intéressant dans la conception que l’on se fait de l’Autre. Les sciences expérimentales sont généralement présentées comme la confrontation d’un sujet avec un objet de recherche, alors que les humanités seraient une rencontre perpétuelle entre sujets. La remise en question du bien-fondé de la rupture sujet / objet par une enquête de terrain, c’est-à-dire l’analyse des processus par lesquels cette dichotomie advient comme résultante du travail de laboratoire, amène à repenser la façon dont nous construisons en anthropologie nos objets de recherche. Si l’Autre ne peut en aucun cas être considéré comme un objet donné au regard du chercheur, il est cependant délicat de ne voir dans notre discipline qu’une rencontre entre sujets.

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Compte rendu de la Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité »
Posté le 20 juin 2007 par Yannick Fer

41 commentaire(s)

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 13 mars 2017 14:39, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 18:16, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 18:16, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 13:06, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 12:06, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 06:24, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 01:58, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 16 janvier 2017 00:00, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 15 janvier 2017 15:13, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 15 janvier 2017 07:53, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 15 janvier 2017 03:53, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 15 janvier 2017 02:31, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 14 janvier 2017 21:42, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 14 janvier 2017 15:22, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 14 janvier 2017 00:48, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 12 janvier 2017 22:07, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 12 janvier 2017 10:46, par Georges Foity

merci Serrurier Asnières-sur-Seine pour ce post Serrurier Asnières-sur-Seine Serrurier Asnières-sur-Seine

Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 12 janvier 2017 09:32, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 12 janvier 2017 05:26, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 13 décembre 2016 16:57, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 12 décembre 2016 20:12, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 5 décembre 2016 23:06, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 29 novembre 2016 15:00, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 29 novembre 2016 14:39, par Georges Foity

merci tva intracommunautaire pour ce post tva intracommunautaire tva intracommunautaire

Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 23 novembre 2016 08:00, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 23 novembre 2016 05:19, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 9 novembre 2016 01:50, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 9 novembre 2016 01:47, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 9 novembre 2016 01:47, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 8 novembre 2016 14:15, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 8 novembre 2016 14:08, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 13 octobre 2016 04:27, par Georges Foity

merci carte du monde a gratter pour ce post carte du monde a gratter carte du monde a gratter

Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 13 octobre 2016 02:44, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 11 octobre 2016 10:43, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 7 octobre 2016 00:19, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 6 octobre 2016 22:24, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 6 octobre 2016 21:40, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 6 octobre 2016 21:26, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 6 octobre 2016 21:08, par Georges Foity

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Journée d’étude « Les nouvelles formes de l’altérité » - 20 juin 2007 18:47, par Eliane Daphy

Le texte et le document mis en ligne sont le livret de présentation de la journée d’études (avec les résumés programmes des auteurs), et non un « compte-rendu ».

Ce serait utile de mettre en ligne aussi un vrai compte-rendu. Donc, appel aux organisateurs des journées et aux participants de bonne volonté… Merci d’avance.

Eliane Daphy


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