Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007

L’anthropologie dans la politique européenne de la recherche

Compte-rendu de la séance coordonnée par Irène Bellier (anthropologue, LAIOS-CNRS/EHESS) avec les interventions de : Isabelle Bruno (Lille 2, science politique), Benoît de l’Estoile (ENS – EASA, anthropologue) ; Aziliz Gouez (Fondation Notre Europe, anthropologie) ; Marie-Dominique Ribereau-Gayon (Université d’Oslo, anthropologue) ; Jan Spurk (Paris V, sociologue). Les intervenants se sont remarquablement complétés pour donner une vision assez précise de l’impact de la politique européenne de la recherche sur les SHS et de la place des anthropologues dans le dispositif qui se met en place à marche forcée...

L’ANTHROPOLOGIE DANS LA POLITIQUE EUROPEENNE DE RECHERCHE

CR rédigé par IB.
Ci-après un résumé des propos dans l’ordre d’énonciation, suivi d’une synthèse de la discussion.Le texte des communications est mis en ligne sur le site des Assises, au fur et à mesure de leur arrivée.

IRENE BELLIER a évoqué la manière dont l’Europe pénètre l’anthropologie en France, par la mise en place de l’Espace Européen de la Recherche (EER) visant à faire de l’Europe « une économie compétitive, dynamique et fondée sur la connaissance ». Ses modalités structurantes ont un impact fort et direct sur la place des SHS et de l’anthropologie en Europe et en France. Elle distingue plusieurs enjeux pour la recherche en SHS et en anthropologie.

-  Premier enjeu => la nécessité de comprendre le cadre institutionnel et politique qui se met en place pour créer un espace commun de circulation des chercheurs, des enseignants et des étudiants.

  • Concernant la recherche, c’est la Stratégie de Lisbonne (avec le Conseil Européen de la Recherche, les programmes-cadres de recherche, le partage de l’effort de recherche entre niveaux européen et national, la montée en puissance de l’appel aux entreprises, la construction de centres d’excellence).
  • Concernant l’enseignement, c’est le Processus de Bologne, connu en France sous le nom de « réforme L-M-D », qui s’accompagne de : protocoles pour permettre la circulation entre les établissements (label des formations, reconnaissance des diplômes, ECTS, etc) ; la mise en concurrence sur le marché de l’enseignement ; avec des recommandations concernant les moyens, lesquelles sont relatives à l’autonomie des universités et à la quête de partenariats avec le secteur privé (voir le débat national sur le sujet dans le contexte politique actuel).
  • L’idéologie soutenant les deux processus est commune, visant à « rationaliser » l’univers des pratiques nationales pour augmenter la visibilité de la recherche et l’attraction des universités européennes dans un monde perçu d’abord comme un espace concurrentiel et un marché. Le dispositif s’appuie donc sur : la mise en concurrence des universités, des centres de recherche, des chercheurs ; le regroupement et l’identification de pôles de compétitivité autour de centres d’excellence, avec une spécialisation à l’échelle européenne (donc l’abandon de secteurs « faibles » au niveau national) ; la finalisation de la demande de recherche à partir d’appels thématiques très ciblés.
  • Le tout s’accompagne d’une montée en puissance des réseaux pour trouver son chemin dans la nouvelle architecture de l’ensemble (comités d’évaluation, comités d’expertise).

-  Second enjeu => anticiper les évolutions attendues du métier de chercheur et d’enseignant-chercheur avec la Charte européenne du recrutement qui constitue un cadre pour les chercheurs, les employeurs et les bailleurs de fonds (adoptée en 2006). Non contraignante en l’état, la Charte est fortement incitative et lourde de conséquences à travers le changement des dispositifs nationaux qui l’accompagne. Définissant une nouvelle sorte de chercheur européen, avec une représentation relativement claire de ce qu’il/elle doit être, la charte vise le recrutement des chercheurs et propose un code de conduite relatif à leur carrière. Cela passe entre autres, par :

  • une codification / harmonisation des modalités de recrutement (contractualisation), d’emplois (secteur public et privé) et des pratiques de recherche ;
  • une incitation à la mobilité européenne des chercheurs au cours de la vie, la reconnaissance du métier (à partir de l’expérience, depuis le jeune chercheur sans thèse jusqu’au chercheur confirmé, indépendamment du statut) et aussi du travail en équipe (co-autorat) ;
  • des recommandations concernant la communication des méthodes de travail, des résultats, l’accessibilité des données et leur protection ;
  • enfin elle ouvre la porte à des évaluations plus large que celle fondée sur les indicateurs bibliométriques - dont la définition des modalités pourrait revenir aux représentants des chercheurs s’ils se saisissaient de la question, d’abord au niveau national et ensemble au niveau européen
  • Conseillé => lire la Charte : http://ec.europa.eu/eracareers/pdf/...

-  Troisième enjeu => la formation d’une « voix » des anthropologues au niveau français et européen pour défendre les perspectives d’une recherche qui, certes peut évoluer, mais obéit à des logiques très différentes de celles qui se mettent en place aujourd’hui.

Voir le texte plus complet (Bellier-séminaireEurope.pdf)

ISABELLE BRUNO a dressé un panorama très clair de la Stratégie de Lisbonne dont elle a rappelé l’historique (naissance de l’EER en 2000), la volonté programmatique (préparer la transition vers l’économie de la connaissance et moderniser le modèle social européen), le modèle idéologique (recours aux solutions proposées par les tenants du New Public Management pour gérer efficacement l’organisation européenne, sur le modèle d’une « bonne gouvernance »).

-  C’est bien une stratégie qui est mise en place - globale (elle concerne aussi bien les politiques d’entreprise, de l’emploi et de l’innovation, que la réforme des systèmes de retraites, d’éducation ou de santé) et pragmatique (la méthode communautaire traditionnelle est remplacée par la méthode ouverte de coordination » supposément ouverte à tous les acteurs).

-  Avec le benchmarking pour pièce maîtresse, ce dispositif fonctionne à l’incitation, à l’émulation entre pairs et à la surveillance multilatérale, sans recours à la contrainte légale. Cette technique (traduite en français par « étalonnage des performances » ou « évaluation comparative ») induit un processus de codification (pouvoir des chiffres pour comparer les résultats nationaux) qui n’a rien de neutre, désarmant les tenants d’une Europe sociale pour armer les partisans d’une Europe compétitive.

-  La construction de l’Espace européen de la Recherche s’appuie sur une politique de compétitivité au niveau des territoires, avec la montée en puissance des Régions au sein desquelles se construisent en France des « pôles de compétitivité », en Allemagne des « réseaux de compétences », en Italie des « districts industriels », au Royaume Uni des « clusters », logiques qui s’inscrivent dans la notion d’un espace globalisé de concurrence.

-  Cette logique s’inscrit dans des formes institutionnelles significatives. C’est ainsi que la Recherche est traitée, non pas en rapport avec l’Education ou la Culture mais au sein du Conseil des ministres chargé de la compétitivité, lequel regroupe les ministres chargés de l’Industrie ou du Marché intérieur.

-  C’est le modèle du « chercheur-entrepreneur » qui se met en place avec, dans ce contexte, une place particulière réservée aux chercheurs en SHS. Les SHS sont conçues comme instances réflexives des autres sciences, leur apport est souhaité pour optimiser les processus d’innovation européenne et elles doivent se transformer en outil d’aide à la décision pour régler les problèmes de gouvernance des sociétés. Comme le note Isabelle Bruno, la Commission européenne conçoit cette stratégie comme une révolution culturelle… Lire l’intégralité de la communication : « l’Espace européen de la recherche et stratégie de Lisbonne. » (article Bruno-Stratégie de Lisbonne.pdf)

JAN SPURK, prolongeant la réflexion sur le « benchmarking », montre combien la volonté d’européanisation qui s’affirme comme nouvelle, ne tient pas compte des relations internationales et européennes qui, depuis le 19e siècle, structurent les pratiques de recherche et d’enseignement.

-  Il critique les propositions du groupe d’experts sur les humanités à propos de la logique de la Lisbonne en montrant l’absence de toute référence à un projet de société. Si l’on parle de « société de la connaissance / Knowledge society », quel est le savoir dont la production est visée ? Pour quelle société ? Il montre la circularité du raisonnement qui vise à identifier comme important ce qui est fixé au préalable, sans se donner les moyens d’apprécier l’impact social et la pertinence politique des choix élaborés.

-  Il note l’impact des incitations européennes à fonctionner en réseau, à travers une machinerie extrêmement lourde, très éloignée des modalités de pensée et de fonctionnement des chercheurs, contraignant de ce fait à des évolutions majeures. Les transformations attendues sont liées à des actions politiques pour lesquelles les PCRD (programme-cadre de recherche) jouent un rôle majeur, avec beaucoup d’argent à la clé.

-  Le processus de Bologne ou LMD, à travers la comptabilité des acquis et des savoirs, est imprégné de la logique mercantile (ex. ECTS European credits transfer system) qui témoigne de la systématisation de l’orientation sur les marchés.

-  La politique de recherche et d’enseignement est directement liée à l’impératif politique et l’on raisonne désormais en termes d’employabilité, de compétences, au travers d’une logique de quantification.

-  Il distingue dans cette politique européenne 5 aspects préoccupants, concernant :

  • La « procéduralisation » de la recherche, comme traduction directe de l’exigence des fonctionnaires.
  • la mécanique de la « flexibilisation » du chercheur au sein d’une réorganisation du marché du travail.
  • La quantification de la recherche et de l’enseignement dans la perspective d’une transnationalité qui se présente comme un dogme.
  • La concentration sur des logiques de « réseau d’excellence ».
  • La perte du sens de la disciplinarité dans les programmes européens.

MARIE DOMINIQUE RIBEREAU-GAYON a centré son intervention sur la demande de recherche en anthropologie dans les appels à proposition de recherche (APR) européens. Partant d’observations précises concernant essentiellement l’anthropologie dans le domaine de l’environnement, elle a développé 4 points nous invitant à comprendre le mode de fonctionnement des procédures européennes, leur logique, les contraintes qu’elles posent à l’anthropologie en France mais aussi les opportunités qu’elles peuvent présenter.

-  La constitution des APR => Ils sont construits sur la base de consultation directe de chercheurs connus et, éventuellement, par Internet dont la logique révèle l’importance du fonctionnement des réseaux d’interconnaissance. On peut montrer notamment que l’un des critères pour être consulté est « d’être connu », non seulement par la qualité de sa production scientifique mais surtout par le fait d’avoir déjà répondu à un appel d’offre (ou plusieurs). Selon le parcours de la consultation qui lie les chercheurs dans ce réseau d’interconnaissances, il peut ou non y avoir une ouverture pour les SHS. Cela ne signifie pas nécessairement une étanchéité entre les réseaux pour différencier APR pour sciences dures et APR pour SHS. Une proposition de recherche peut par exemple lier anthropologie et science du vivant, et être recevable pour son caractère innovant dans un APR pourtant essentiellement orienté vers les sciences dures.

-  La nature de la recherche sollicitée=> Les APR invitant les SHS, ou concernant « la société », portent sur un espace privilégié : l’Europe. Cela n’est pas favorable aux anthropologues français qui ne comptent pas beaucoup d’Européanistes, la France se montrant traditionnellement plus tournée vers le reste du monde.

  • Il serait profitable que les institutions nationales s’ouvrent davantage sur la recherche européenne, pour soutenir la capacité de réponse aux APR. Dans ce domaine, les pays d’Europe du Nord et de l’Est ont un net avantage sur la France en ayant totalement reconnu ce champ de recherche.
  • S’il est possible de travailler en anthropologie dans le cadre des APR sur des terrains extra-européens, cela s’inscrit dans des cadres pour le moment limités : coopération – développement, savoirs indigènes, gestion des ressources naturelles.
  • La recherche européenne s’inscrit dans une pratique favorisant le comparatisme et l’interdisciplinarité, peu familiers aux anthropologues français. L’accroissement des discontinuités spatiales dans les questions posées aux chercheurs est en contradiction avec une forte tendance à la territorialisation de l’anthropologie.

-  L’objectif de la recherche => Les APR sont très larges, allant de la demande la plus finalisée à la recherche la plus fondamentale. Mais il est clair que les instances européennes visent à produire des connaissances autant pour elles-mêmes que pour l’aide à la décision ce qui n’est guère favorable à certains domaines traditionnels de l’anthropologie mais permettrait de développer ceux où l’analyse de l’action publique, à toutes les échelles, fait partie intrinsèque de la thématique de recherche (ex : conservation, environnement, propriété intellectuelle,patrimonialisation, etc).

-  Décalage entre l’offre APR et la capacité de réponse statutaire => Plusieurs domaines de recherche ne parviennent pas à attirer des anthropologues (par ex. environnement, éducation, risque, relations interculturelles…) non parce que cela ne relèverait pas des anthropologues - la recherche existe de fait - mais parce qu’elle est conduite par des « non statutaires » qui ne peuvent que très difficilement répondre aux APR européens. En effet, il faut des laboratoires reconnus pour répondre et former un consortium de recherche. Cela explique le faible taux de réponse des Français sur ce type de problématiques, sans doute aussi ailleurs. Cela a une double conséquence :

  • l’invisibilité européenne se traduit à terme par une condamnation nationale non seulement de ce type de recherche mais aussi de l’anthropologie dans son ensemble. L’insertion dans l’espace global de la recherche des anthropologues innovant dans ces domaines de recherche est freinée par leur non valorisation institutionnelle au plan national.
  • Si l’on peut employer des doctorants sur les projets européens, cela se traduit par un nombre limité et discontinu, en particulier concernant les anthropologues français. A contrario, les anthropologues originaires des pays scandinaves et des Etats baltes, insérés statutairement dans les filières de recherche européanistes, deviennent de plus en plus présents, et par voie de conséquence, sont de plus en plus consultés pour la constitution des APR.

Alors que la demande d’anthropologie existe, d’autres disciplines telles que la sociologie, la géographie ou même l’agronomie font valoir dans leurs réponses une pratique de la « démarche anthropologique » qui est en général bien accueillie par les comités d’évaluation (dans lesquels les anthropologues figurent rarement). Cette « démarche anthropologique » se limite très généralement à la conduite de quelques entretiens semi-directifs. Cela conduit à une édulcoration des pratiques anthropologiques qui met la discipline en danger.

En conclusion, M.D Ribereau-Gayon observe que l’Europe de la recherche présente aussi des perspectives d’ouverture pour les anthropologues notamment dans les domaines actuellement ignorés par les institutions françaises. Son propos ne vise pas à réorienter la recherche française en anthropologie en fonction de la demande et des financements européens mais à engager les participants aux Assises à faire pression auprès des institutions françaises pour qu’elles s’ouvrent à de nouveaux domaines en mettant à profit les moyens européens pour créer des postes, ce qui sera bénéfique à terme à l’ensemble des anthropologues en rendant de la visibilité à la discipline.
Il faut donc bien connaître les causes de l’abstention des anthropologues notamment français pour transformer la situation. Elles tiennent en particulier à :

  • l’habitude de recevoir des financements nationaux plutôt que chercher des contrats.
  • le manque de compétence en anglais qui s’impose comme langue de la science au niveau international. Il faudrait développer l’accessibilité à la littérature scientifique en langue anglaise (pour éviter notamment de formuler les projets qui se présentent comme nouveaux en ignorant ce qui se fait ailleurs).
  • La crainte de se voir demandé de faire du quantitatif et de la modélisation. C’est en fait rare dans les APR orientés vers les SHS. Dans les autres, il est toujours recevable de proposer du qualitatif à condition d’argumenter.
  • L’inquiétude que la temporalité propre à la recherche en anthropologie ne soit pas reconnue (par la voie de la définition du projet puis de la négociation du contrat). Les anthropologues français doivent, comme les autres anthropologues européens faire valoir le temps nécessaire à la collecte des données et à leur analyse et son coût, de la même manière que les économistes font valoir le coût des achats de banques de données.

Pour « sortir par le haut », il lui paraît nécessaire de

  • généraliser l’enseignement en anthropologie depuis le Premier cycle. La France est le seul pays d’Europe où il n’existe pas.
  • rentrer dans les circuits de consultation pour la constitution des APR
  • développer des compétences dans les domaines où l’anthropologie française est en retard
  • concevoir collectivement de nouvelles structures de recherche (implantation en France de succursales d’instituts de recherche d’autres pays, intégration dans des équipes non-françaises, association de recherche à statut européen, bureau associatif, etc.) afin de sortir du monopole du CNRS et de l’Université de manière à accélérer l’évolution au sein de ces institutions

Une intervention dans la salle fait observer que dans le 7e PCRD, des projets individuels sont désormais acceptables . Lire la version intégrale de la communication : article MDRGEuropeAPR.pdf

A la suite, AZILIZ GOUEZ prend la parole pour évoquer la demande d’anthropologie portée par un « think tank européen », la Fondation Notre Europe, qui a été mis en place par Jacques Delors, avec un agenda intellectuel et une optique favorable à l’élargissement. En contrepoint du propos sur « comment l’Europe pénètre l’anthropologie », elle évoque la manière dont « l’anthropologie pénètre l’Europe ».

Une idée européenne de l’anthropologie Elle évoque tout d’abord l’existence de plusieurs think tanks en Angleterre et en Allemagne qui ont tous un intérêt pour l’anthropologie, dans la perspective de comprendre puis de remédier au déficit démocratique de l’Union européenne. En prenant conscience dans ce domaine des limites de la sociologie quantitative et de la science politique, l’anthropologie est perçue par ces think tanks comme une discipline capable de remettre les décideurs en prise avec le réel, à partir d’études localisées et d’une méthodologie susceptibles de produire des analyses de terrain très structurées et pertinentes.
Cette perception de la discipline est liée à une contingence historique, face aux consultations des citoyens européens (référendum sur les traités de Maastricht, Nice et sur la Constitution) qui ont montré l’existence d’une coupure dans l’Union vis-à-vis des phénomènes de changement. Tandis qu’une pause était décrétée dans l’évolution des structures institutionnelles, les décideurs sollicitent les analyses anthropologiques (ex la demande pour la recherche conduite à la Commission européenne en 1993 par M. Abélès, I. Bellier, M. McDonald). Aujourd’hui, de nombreux autres sujets sont abordés sur des terrains bien concrets (ex. l’évolution de la viticulture). A l’agenda actuel, une réflexion nécessaire sur la question des frontières, l’arrivée de la Turquie, la notion de valeurs culturelles, les thématiques de la mémoire et du conflit (face à la remontée des nationalismes).

Une petite structure, une mission ciblée pour l’anthropologue Notre Europe est une fondation comprenant une dizaine de personnes, dont une anthropologue, le reste étant constitué par des économistes, des politistes et des institutionnalistes. La composition reflète une évolution observable à la Commission elle-même, à savoir la domination des économistes. AG sert d’intermédiaire entre les décideurs et ceux qui travaillent sur l’Europe, observant de ce fait que les Français sont peu nombreux dans la recherche européaniste, comparés aux autres Etats européens, notamment au Nord.

Une démarche relayée au niveau de la Commission La direction des Sciences économiques et des humanités (Socio-economic sciences and humanities) vient de constituer un « European Advisory Group », qui a pour objectif d’identifier des thèmes de recherche transversaux, à partir d’un réseau dans lequel s’inscrivent plusieurs think tanks. Il apparaît que les think tanks jouissent d’une plus grande visibilité que les universités au niveau européen dans ce genre de dispositif.

Les anthropologues hors réseau La question est de construire des relais allant des chercheurs aux institutions européennes. AG observe qu’il n’existe pas de réseau des anthropologues, alors qu’il en existe plusieurs dans le domaine des SHS, qu’il s’agisse des sociologues, des politologues ou des réseaux constitués par des écoles spécialisés sur les questions européennes comme l’Ecole de Bruges.

BENOIT DE L’ESTOILE enchaîne sur la construction du réseau des anthropologues en évoquant le cas de l’Association Européenne des Anthropologues Sociaux (EASA) dont il est Vice-président.

L’EASA Il rappelle, en renvoyant pour une brève histoire de l’association à l’article de A. Kuper (paru dans le numéro de Critique « frontières de l’anthropologie », 2004) que cette association s’est constituée en 1989 pour combler un manque de relations entre les anthropologues européens, lesquels avaient pour coutume de se retrouver aux Congrès annuels de l’American Anthropological Association.
L’association compte aujourd’hui un millier de membres et depuis peu un contingent relativement conséquent de Français, grâce au travail intensif de certains anthropologues impliqués depuis le début (dont Ph Descola, , J.C. Galey, premier rédacteur en chef de la revue) tout comme les relais français au Comité exécutif de l’EASA (dont Martine Segalen, B. Muller, A. Iteanu) : résultat 80 anthropologues français au Congrès de Bristol (2006).

Fonctionnement L’EASA se veut un lieu de rencontre, à travers sa revue (dont BL rappelle qu’elle accueille bien volontiers des contributions en français--- avis aux volontaires !) ses congrès bisannuels, le fonctionnement de ses réseaux thématiques sur : l’enseignement de l’anthropologie, les Européanistes, les media, l’anthropologie visuelle, l’éthique, la paix et les conflits, l’anthropologie médicale : voir le site http://www.easaonline.org/, qui sera bientôt rénové. Pour devenir membre de l’EASA -http://www.nomadit.co.uk/easa/.

Une représentation à construire dans une perspective de médiation L’EASA s’est donné pour objet de faire le lien entre les réseaux d’anthropologues et les institutions européennes dans une perspective d’aller/retour (aider les anthropologues à s’y retrouver dans le maquis des institutions européennes et expliquer aux responsables de la recherche les besoins et les spécificités de l’anthropologie). Il est paradoxal que le Congrès de Bristol, dont le thème (Europe and the World) pouvait attirer des financements européens, n’ait pas réussi à en obtenir. C’est l’organisation américaine Wenner Gren Foundation qui a financé la participation des anthropologues d’Europe centrale et orientale. De même pour le prochain congrès qui aura lieu à Ljubljana, le comité local a le plus grand mal à trouver l’interlocuteur européen susceptible de soutenir l’opération. L’objectif de l’EASA est de faire exister concrètement l’espace européen de la recherche en anthropologie.

La place dans l’EER Dans une architecture assez complexe et relativement opaque des instances présidant à la politique de la recherche en Europe, l’EASA pourrait donc servir de « médiateur ». Cela s’avère utile déjà, par exemple à l’ESF (European Science Foundation), où l’anthropologie, en raison de son histoire , figure à la fois dans les sciences sociales (sous l’étiquette « anthropologie sociale ») et dans les « humanités » (sous le label « anthropologie, ethnologie, folklore »), ce qui veut dire aussi qu’elle n’est centrale dans aucun des deux ensembles. Mais il existe une limite éthique. Par exemple l’EASA n’a pas accepté de patronner un projet proposant de réaliser une « évaluation de l’état de l’anthropologie en Europe » à des fins prospectives, entre autres pour ne pas prendre la responsabilité de dégager des thèmes de recherche prioritaires qui risqueraient de s’imposer à travers les financements et ainsi réduire la diversité des thèmes de recherche.
Au sein du Conseil européen de la Recherche (nouvellement mis en place depuis 2006, au comité scientifique duquel figure comme membre Alain Peyraube, linguiste à l’EHESS et ancien DSA au CNRS) et dans les comités d’experts, siègent plusieurs représentants des sciences sociales et anthropologues (Marilyn Strathern, Jacques Revel, Michel Wieworka, Carlo Ginzburg). Cela constitue une opportunité pour faire remonter la visibilité de l’anthropologie dont il faudrait se saisir. Dans la mesure où il est très difficile à des anthropologues isolés ou même à une association nationale de faire valoir ses vues, la conjonction des forces dans une association européenne peut s’avérer très bénéfique.

DISCUSSION

La discussion a démarré sur l’EASA, sa définition de l’Europe et son mode d’affiliation. (avoir une formation d’anthropologue et une position dans une institution européenne). Cela a permis à Benoit de l’Estoile de pointer une différence entre les écoles nationales entre la France et par exemple l’Allemagne ou le Royaume Uni. Pour ces deux pays, la culture professionnelle veut que l’on soit membre d’une association professionnelle, ce qui n’est pas le cas en France.

Concernant la recherche en réseau, il serait préférable de ne pas passer plus de temps à gérer les réseaux constitués pour les réponses aux projets européens qu’à produire des savoirs à travers une recherche bien conduite. A ce titre, on peut apprécier certaines évolutions récentes redonnant une place à la recherche individuelle dans les programmes européens. Mais il faut rompre le cercle vicieux de l’invisibilité, par des moyens formels et informels, en faisant peut être l’inventaire de tous les réseaux possibles, et en développant des liens entre les associations représentatives.

Un débat un peu vif s’est engagé sur la question de savoir s’il faut (ou non) recourir aux financements européens pour faire de l’anthropologie. Deux perceptions ont pu alors s’exprimer : la première, pour invoquer une forme de résistance pour ne pas succomber aux évolutions induites par la procéduralisation européenne – en restant donc en dehors de l’injonction du marché : la seconde pour observer que l’on ne peut plus continuer à « ronronner » dans notre pré carré en comptant sur des financements nationaux de plus en plus rares et qu’il s’agit au contraire d’améliorer l’usage des opportunités qui se dégagent d’une restructuration de la recherche qui se fera de toute manière.

La discussion s’est poursuivie autour des logiques managériales et de l’idéologie politique qui sous-tend les appels à projets : notamment leur finalité dans la construction de politiques publiques. La possibilité de « subvertir » les institutions, en utilisant leurs modalités et leur langage a été formulée, avec l’expérience qui a été faite par l’anthropologie britannique de réaliser un benchmarking mais sans recourir aux techniques quantitatives pour valoriser, au contraire le poids du qualitatif en anthropologie. Voir www.esrc.ac.uk/ESRCInfoCentre/Image...
Toutefois, il s’agit aussi de voir les méfaits du « benchmarking » là où il a été pratiqué, notamment dans les universités anglaises où la technique a été testée avec des effets très perturbants. Dans les années 80, ces techniques managériales se sont mises en place, auxquelles les anthropologues ont refusé de participer, si bien qu’elles se sont imposées en fonction de critères qui ne sont pas les nôtres. Le point est aussi de produire une critique des institutions qui mettent place ce genre d’outils.

Une question fort préoccupante a trait aux financements des doctorants dans le contexte d’une politique de restructuration sociale et politique. Pour s’en sortir il faut déployer des trésors d’imagination, comprendre où nous mènent les appels à proposition de recherche, qu’ils émanent des instances européennes ou nationales, et savoir comment défendre une proposition de recherche qui correspond à ce que l’on peut faire, et bien faire.

Dans le dispositif que l’on observe aujourd’hui comme inhérent à la logique du marché, on est perturbé par la concurrence entre les équipes et la définition politique des thématiques. On observe aussi que tout repose sur les réseaux. Cela signifie aussi que tout n’est pas désincarné, que l’évaluation est faite par des chercheurs en chair et en os, qu’il existe des critères éthiques et des formes d’engagement politique.

En conclusion provisoire, on peut certes se dire fatigué de ces modalités encadrant nos pratiques de recherche, ou considérer que l’on peut se passer de ces transformations en cours mais dans la perspective de penser la place de l’anthropologie dans l’univers scientifique de l’Europe, il s’agit de faire la preuve de notre capacité à nous inscrire dans les dispositifs affectant l’ensemble de la recherche, de forger des filières de formation à l’anthropologie dans les universités, de constituer des laboratoires avec une vraie cohérence de recherche. Ce n’est pas la taille qui compte mais l’existence même de la discipline qui est en jeu, ainsi que les rapports qu’elle peut construire avec les disciplines sœurs dans les SHS.


L’anthropologie dans l’espace européen de la recherche

Intervention de Irène Bellier au séminaire AFA APRAS sur l’anthropologie dans la politique européenne de recherche (oai:halshs.archives-ouvertes.fr:halshs-00157432_v1)


L’Anthropologie dans les APR européens

Intervention de Marie-Dominique Ribereau Gayon au séminaire AFA APRAS sur l’anthropologie dans la politique européenne de recherche


La Stratégie de Lisbonne

Intervention de Isabelle Bruno au séminaire AFA APRAS sur l’anthropologie dans la politique européenne de recherche

Posté le 25 juin 2007 par Irène Bellier

38 commentaire(s)

- commençant par les plus récents
Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 14 mars 2017 15:13, par Georges Foity

merci Plombier Saint-Denis pour ce post Plombier Saint-Denis Plombier Saint-Denis

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 17 janvier 2017 04:37, par Georges Foity

merci Electricien Paris 18 pour ce post Electricien Paris 18 Electricien Paris 18

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 17 janvier 2017 03:01, par Georges Foity

merci Serrurier Aulnay-sous-Bois pour ce post Serrurier Aulnay-sous-Bois Serrurier Aulnay-sous-Bois

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 16 janvier 2017 20:37, par Georges Foity

merci Electricien Épinay-sur-Seine pour ce post Electricien Épinay-sur-Seine Electricien Épinay-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 16 janvier 2017 12:03, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 16 janvier 2017 05:53, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 16 janvier 2017 03:53, par Georges Foity

merci Plombier Levallois-Perret pour ce post Plombier Levallois-Perret Plombier Levallois-Perret

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 16 janvier 2017 03:44, par Georges Foity

merci Electricien Courbevoie pour ce post Electricien Courbevoie Electricien Courbevoie

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 15 janvier 2017 00:13, par Georges Foity

merci Electricien Neuilly-sur-Seine pour ce post Electricien Neuilly-sur-Seine Electricien Neuilly-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 14 janvier 2017 07:35, par Georges Foity

merci Electricien Paris pour ce post Electricien Paris Electricien Paris

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 14 janvier 2017 02:01, par Georges Foity

merci Serrurier Ivry-sur-Seine pour ce post Serrurier Ivry-sur-Seine Serrurier Ivry-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 janvier 2017 23:55, par Georges Foity

merci Plombier Paris 9 pour ce post Plombier Paris 9 Plombier Paris 9

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 janvier 2017 20:18, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 janvier 2017 12:53, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 janvier 2017 01:15, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 12 janvier 2017 08:49, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 décembre 2016 16:51, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 12 décembre 2016 19:36, par Georges Foity

merci Reproduction de clé Giremoutiers pour ce post Reproduction de clé Giremoutiers Reproduction de clé Giremoutiers

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 23 novembre 2016 10:52, par Georges Foity

merci Serrurier Asnières-sur-Seine pour ce post Serrurier Asnières-sur-Seine Serrurier Asnières-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 23 novembre 2016 09:10, par Georges Foity

merci Serrurier Vitry-sur-Seine pour ce post Serrurier Vitry-sur-Seine Serrurier Vitry-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 23 novembre 2016 05:58, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 23 novembre 2016 04:54, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 23 novembre 2016 03:19, par Georges Foity

merci arbre à chat design pour ce post arbre à chat design arbre à chat design

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 octobre 2016 04:25, par Georges Foity

merci poster du monde pour ce post poster du monde poster du monde

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 octobre 2016 02:54, par Georges Foity

merci Serrurier Clichy pour ce post Serrurier Clichy Serrurier Clichy

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 octobre 2016 02:48, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 octobre 2016 01:44, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 13 octobre 2016 01:37, par Georges Foity

merci Plombier Neuilly-sur-Seine pour ce post Plombier Neuilly-sur-Seine Plombier Neuilly-sur-Seine

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 12 octobre 2016 23:54, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 12 octobre 2016 23:22, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 12 octobre 2016 23:12, par Georges Foity

merci Electricien Bonneuil-sur-Marne pour ce post Electricien Bonneuil-sur-Marne Electricien Bonneuil-sur-Marne

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 11 octobre 2016 11:06, par Georges Foity

merci Serrurier Clichy pour ce post Serrurier Clichy Serrurier Clichy

Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 7 octobre 2016 00:45, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 6 octobre 2016 23:59, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 6 octobre 2016 23:15, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 6 octobre 2016 23:05, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 6 octobre 2016 22:11, par Georges Foity

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Compte-rendu séminaire AFA - APRAS sur « l’anthropologie dans l’UE » : 12 juin 2007 - 6 octobre 2016 21:19, par Georges Foity

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