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Allocations de formation et de recherche de la Mission ethnologie (2007/2008)

Madame, Les conditions d’attribution d’allocations de formation et de recherche délivrées par la mission ethnologie sont-elles identiques à celle de l’année 2007 ? Je vous remercie de bien vouloir m’indiquer la date butoire des inscriptions et remises des pièces du dossier. Très cordialement Florence Lannuzel.

Posté le 9 juillet 2008 par Florence Lannuzel
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Le risque de la naturalisation des différences culturelles

problème d’analyse et de formulation des phrases... ;-(

Posté le 24 juin 2008 par Bousard Nathalya
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Ethnographions nous...

Bonjour, Je suis étudiante en anthropologie, en master 1, et je rejoins la position d’Alexis : il ne nous a absolument as été affirmé ou sous-entendu que l’on obtiendrait un poste à la fin des études que nous suivions. Au contraire, les tentatives de découragement (méthode destructrice s’il en est) n’ont cessé de nous parvenir de la part des enseignant, et la sensation que ce que l’on apprend est parfaitement inutile vient sûrement en partie de cela.

Il me semble qu’une incitation envers les étudiants pour trouver des alternatives au poste titulaire dans les grandes institutions de la recherche seraient plus constructives, mais reste l’éternelle question : quelles sont ces alternatives ? Il me semble également que le corps enseignant est bien faiblement armé pour trouver des solutions à ce problème central pour l’avenir de l’anthropologie, tiraillé entre ses propres recherches (et les différentes missions qui en incombent) et l’objectif de maintenir leur département dans la hiérachie universitaire.

Je ne propose malheureusement ici aucune solution à la situation présente, mais ne fais que rappeler l’importance (et l’urgence !) d’un débat sur une plus grande ouverture de l’anthropologie, sclérosée depuis des décennies dans une logique de pur renouvellement de postes. En espérant avoir été tout de même constructive, Mathilde.

Posté le 9 juin 2008 par Mathilde Bouvier
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Formidable les enfants, vous êtes for-mi-da-ble... Comment ? Mais oui... Votre motion aussi est for-mi-dable :-)

Mais si vous continuez à griffer vos petits amis aux avis différents du votre, peu vont répondre à votre invitation au dialogue... Il en faut des années pour apprendre à respecter la différence ;-)

Si vous êtes un peu plus sage, à la fin de l’émission, il y a des cadeaux qui vous attendent derrière le rideau, et un 10 donné par vos amis :-)

Jaques Martin

Posté le 27 janvier 2008 par Jacques Martin
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Complément de réponse aux remarques faites par Grégoire Schlemmer.

De prime abord, il n’y aurait rien à répondre à cette sorte d’émoustillement d’ego amalgamant à tort jugements de fait ou de réalité et jugements de valeur, ou bien encore affirmant de manière erronée parce qu’éhontée, une primauté des valeurs orientant ces dits jugements sur une orientation pragmatique tentant l’ébauche d’une amélioration notable des conditions d’étude et de recherche d’une frange non négligeable de la population universitaire (et non universitaire émanant de celle-ci). Quelle finalité pourrait avoir une mobilisation sociale, si ce n’est l’ouverture d’une négociation en présence de l’ensemble des parties concernées ? En quoi un octroi de moyens supplémentaires, effectué au prorata du nombre de doctorants inscrits, aurrait quelque influence ou incidence sur le nombre de doctorants formés, présent et à venir ? Supposer pareille incidence, corroborerait la volontaire prévalence des logiques financières ou économiques sur la fonction qui incombe à l’enseignement comme à la recherche. A quel titre, semblable prévalence pourrait-elle être justifiée (puisque l’essentiel de la répartition budgétaire publique, ne procède que de décisions politiques) ?...La posture idéologique visant le démantèlement d’un service publique soit une réduction drastique du nombre de ses fonctionnaires (donc par voie de conséquence du nombre de docteurs aspirant à l’octroi d’un poste dit de recherche) à ceci de paradoxal (dès qu’il s’agit de la recherche et de l’enseignement) qu’elle revendique une apparente autonomie financière pour ces deux secteurs de la vie publique, en escomptant sur l’éventuel engagement de fonds privés en demande d’une inféodation plus grande de l’enseignement et de la recherche aux intérêts par ces fonds représentés, tout en revendiquant pour elle (il est ici encore question de cette même posture idéologique) le pilotage de la politique publique de recherche à laquelle elle n’est pas en mesure d’édicter la moindre de ses avancées. Quelle réception (ou crédit) peut on accorder au maître mot des prétendues réformes (touchant de près la recherche et l’université) précédemment amorcées et menées de front (selon ses dires) par l’actuel gouvernement, dans la mesure où l’ensemble des prescriptions faites sous couvert de lois, préceptes, principes et décrets ne font qu’entériner l’observable abolition de la distinction (et de la différenciation) de l’ensemble des sphères de rationalité (qu’elles soient politiques, économiques, scientifiques, culturelles et autres), au profit de la seule rationalité économico-politique (ou marchande) prenant le pas sur des impératifs sociétaux jadis érigés en vertu, à savoir le bien être collectif et individuel ? L’indigent questionnement des mesures et des politiques qui ont cours ne donne plus lieu, à cet autre questionnement autrement plus louable visant : la « capacité d’une société à assurer à l’ensemble de ses membres les conditions d’une vie réussie » ; puisqu’en effet, les seules exigences indistinctement allouées à l’ensemble des dites sphères de rationalité sont celles de la croissance, de la performance, de la concurrence et de la productivité. Si bien qu’au regard de la structuration actuelle du champ économique, il est à craindre que l’accomplissement de ces « impératifs » étendus aux autres champs qui lui sont concomitants, se fasse au détriment d’un plus grand nombre.

Ghali Beniza

Posté le 27 janvier 2008 par Ghali Beniza
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Quelques précisions concernant la motion, en réponse aux remarques de Grégoire Schlemmer.

Tout d’abord il ne faudrait pas prendre le texte pour ce qu’il n’est pas. La motion / propositions jeunes chercheurs ne prétend pas être un rapport complet offrant des solutions clés en main pour résoudre les problèmes de précarité de la recherche en sciences sociales. Il s’agissait, après les Assises, de rédiger un texte court pour lancer des pistes de réflexions aussi variées que possible et susciter une mobilisation, qui jusqu’à présent n’a pas vraiment eu lieu de manière collective.

Ensuite, la motion ne se limite pas aux problèmes des doctorants, post-docs et hors statuts. Elle touche aussi au positionnement de l’anthropologie française par rapports aux diverses questions évoquées pendant les Assises, notamment la session sur l’engagement du chercheur. (voir le préambule de la motion). D’où la présence de plusieurs points n’ayant pas de rapport direct avec la précarité des chercheurs. (les points 5 et 12 qualifiés de pétitions de principes idéalistes n’ayant rien à voir avec la condition des jeunes chercheurs).

Concernant les difficultés de mise en place de certaines propositions, l’argument selon lequel il faudrait s’interdire d’évoquer d’éventuelles modifications des organismes de recherche (CNRS, universités, laboratoires, ANR) sous prétexte que cela va être « une sacrée paire de manche » me semble un peu faible. Personne n’a jamais prétendu que ce serait facile et au point ou nous en sommes, je ne pense pas qu’il soit nécessaire de se fermer des pistes. (même si on n a pas le ministre dans la poche)

Enfin sur le soi-disant flou général et la non-pertinence de certaines propositions (points 1, 2, 6 et 7), je vous invite d’abord à relire la motion, et ensuite, à regarder sur cette page, les commentaires détaillés concernant les associations de recherche et les programmes de l’Agence Nationale de la Recherche ; le format de la motion ne nous permettant pas d’entrer dans des détails parfois longs et complexes.

L’important est maintenant de définir au sein de nouvelles structures (notamment celle issue du rapprochement de l’AFA et de l’APRA, et/ou d’une nouvelle association de docteurs et doctorants), des objectifs communs et les moyens de les mettre en place.

En ce qui concerne la charte des thèses, c’est une piste intéressante mais la charte est pour le moment dans une impasse : inappliquée et inapplicable dans sa configuration actuelle (voir séminaire de préparation des Assises de Mars 2007). Il n’est pas inutile de retravailler dessus, mais cela ne doit pas empêcher d’ouvrir d autres pistes. Les changements nécessaires ne peuvent de toute façon pas se limiter à la charte des thèses et à redéfinir les droits et les devoirs du doctorant, post-doc etc.

Quant à l’obsession ambiante de réduire le nombre de doctorants ou de chercheurs, je ne vois pas très bien en quoi cela va améliorer les perspectives professionnelles des anthropologues (le nombre de postes de chercheurs université ou CNRS étant de toute façon ridiculement bas), ni redonner à la discipline le dynamisme et la visibilité nécessaires pour répondre à une éventuelle demande d’expertise sociale.

Arnaud Morvan

Posté le 24 janvier 2008 par Arnaud Morvan
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Remarques. Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Une très utile contribution au débat en cours sur la « motion jeunes chercheurs ».

Remarques envoyées par Grégoire Schlemmer sur la liste docpostdocs-ethno, 21 janvier 2008

Quelques remarques rapides concernant la « motion jeune chercheur », car le sujet me semble important…

Tout en soutenant l’idée d’une mobilisation des doctorants, post-doctorants et chercheurs précaires (elle me semble nécessaire et salutaire) et sans rentrer dans les premiers débats qu’il a suscité, je pense que le texte soumis souffre de nombreux défauts. J’en fais brièvement l’inventaire, en espérant que ces remarques pourront servir à son amélioration.

En bref, je pense que c’est très bien de se mobiliser, mais il faut le faire sur des bases réalistes, en réfléchissant à la manière dont les points demandés peuvent concrètement être mis en place. Le texte présenté ici me semble très loin d’être satisfaisant : Il implique des négociations avec l’ensemble des laboratoires de recherche (EHESS, CRNS, université, IRD, EPHE, etc.), l’ANR (point 6 et 7) , le ministère de l’éducation (8 et 9), l’ANPE, l’UNEDIC (point 10), revenir sur la réforme de l’université (point 11) , etc. A moins de faire une révolution ou d’avoir un ministre sous ses ordres, cela ne sera pas une simple paire de manches !

D’un autre côté, certains points ne semblent être que des pétitions de principes (par exemple, investir et s’approprier le champ médiatique, point 12). D’autres, enfin, sont tellement floues qu’on ne voit pas ce qu’elles amènent. Quel est l’intérêt des associations de recherche (point 1) ? Que signifie la prise en compte des travaux de publication des jeunes chercheurs dans les laboratoires (point 4) ? Que vient faire, enfin, cette histoire de protocole de recherche avec les participants de l’enquête dans cette motion sur les conditions des doctorants et post-doctorants ?

Entre des revendications très générales (voire franchement idéalistes) et d’autres qui n’engagent en rien, en passant par des propositions floues, il me semble qu’avant d’envisager sa publication, le texte est grandement à revoir, en l’axant sur des propositions concrètes, réalistes et précises, qui pourraient commencer par la clarification des droits et devoir des doctorants par rapport à leur université, à leur directeur de recherche et à leur laboratoire d’accueil — notamment en repartant de la charte des thèses. Un texte pourrait donc proposer des pétitions de principe, un idéal de ce que seraient ces droits et devoir des doctorants, post-doctorants et chercheurs précaires, tout en gardant à l’esprit qu’ils doivent garder une certaine souplesse (ne serait-ce que du fait que, par exemple, tous les labos ne sont pas équitablement dotés, certains ayant donc plus que d’autres les moyens concrets de mener telle ou telle politique).

Quelques remarques annexes concernant les textes dont les liens ont été donnés dans les précédemment réponses.

- Concernant le texte d’Alexandre Bronche (sur ce site), je suis en partie d’accord avec l’idée que trop d’étudiants sont formés en thèse d’ethnologie (jusqu’à la thèse, le problème se pose moins, car la formation universitaire est alors un bagage intellectuel qui peut motiver les gens en dehors de tout débouché) au vu du nombre de postes. Cela est de la responsabilité des professeurs, mais aussi des étudiants. En science de la nature, on n’est pas accepté en thèse sans financements (et demander un ajustement des financements aux thésards risque moins d’augmenter les financements que de diminuer le nombre de thésard !). Ce serait dommage, me semble-t-il, d’empêcher purement et simplement des étudiants de ne pas faire de thèse s’ils n’ont pas de financement (j’ai personnellement commencé ma thèse sans alloc — j’en ai finalement eu une “au rattrapage”, grâce à des reliquats de crédits — ce qui ne m’a pas empêcher finalement de trouver un poste de chercheur). Par contre, il me semble du devoir des écoles doctorales, des laboratoires de recherches et surtout du directeur de thèse d’avertir l’étudiant qui voudrait faire une thèse des difficultés de l’aventure dans laquelle il se lance et de l’état du marché du travail lié à cette discipline (on manque de chiffre, mais d’après les infos que j’ai réussi à récolter, pour environ 1000 doctorants par an en ethno, 100 finissent leur thèse et entre 5 et 10 trouvent un poste de chercheur ou d’enseignant chercheur..). Il est ensuite de la responsabilité du potentiel doctorant de faire son choix, en connaissance de cause.

- Concernant la proposition concrète faite dans le texte de Yannick Fer (sur ce site). Les arguments pour proposer de limiter à 5 le nombre de doctorants par professeurs me semblent pertinents, mais concrètement, cela poserait aussi des problèmes, notamment dans la configuration française où le nombre de personnes habilitées à diriger des recherches est faible : cela impliquerait très souvent de changer d’université (ce que l’on ne veut pas toujours) où empêcherait certains de travailler avec le professeur de leur choix, voire les forcer à travailler avec des personnes avec qui ils ne le souhaitent pas nécessairement.

En espérant que ces remarques pourront alimenter de manière constructive le débat.

Grégoire Schlemmer, chargé de recherche à l’IRD (UR1005 - Savoirs et Développement), chercheur associé au Centre d’Étude de l’Inde et de l’Asie du Sud (UMR8564 CNRS/EHESS)

Posté le 22 janvier 2008 par Grégoire Schlemmer
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Ethnographions nous...

Posté le 21 janvier 2008 par Aseazezaz
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