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Ethnographions nous...

Bonjour, J’ai commencé mes etudes d’anthropologie à l’université de Saint Denis. Dès la 1re année on nous martelait a chaque cours qu’il n’y aurait pas de poste en anthropologie pour nous ! Ton « mythe » n’était donc pas du tout opérant la -bas, et j’insiste sur le « pas du tout ». De plus, beaucoup d’étudiants, et pas seulement du 3e age, faisaient des études d’anthropo. parfois jusqu’en maitrise et même DEA tout en sachant qu’ils n’aspiraient pas a devenir anthropologue de profession ! ET je te rassure, une bonne partie d’entre eux ont fait autre chose, tout en espérant y intégrer l’apport de l’anthropologie dans leur propre réflexion sur leur métier, par exemple dans le secteur associatif ou encore médical. Je trouve que ton argumentaire alimente l’idée que les formations en sciences humaines sont des fabriques a chomeur (reprenant par la même certains arguments de la derniere camapagne electoral, « Le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1 000 étudiants pour deux postes. [...] Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable, mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes. » Nicolas Sarkozy, 20 minutes, 16 avril 2007.) Le problème c’est que ton argumentaire est selon moi en bonne partie faux : les chomeurs de longue durée sont essentielement des jeunes sans diplome et des seniors... pas des doctorants en anthropologie ! Sinon, effectivement quand on commence une thèse il faut savoir qu’on a peu de chance de devenir « statutaire » par la suite.

Alexis

Posté le 20 janvier 2008 par alexis roy
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Cahiers de doléances : propositions pour améliorer la situation des docteurs en anthropologie

Bonjour, de passage sur votre site et en tant que professionnel de l’insertion, je ne peux qu’adhérer aux propos de Frédérique Guyader. Nous avons en effet beaucoup de difficultés à positionner les jeunes diplomés en ethnologie sur des postes, car les compétences liées à cette profession sont malheureusement méconnues. Je ne peux qu’ajouter : il est urgent d’agir.

Posté le 13 janvier 2008 par Olivier Kana
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Inventaire et Comparaison

Je suis tordue de rire ! Cà, c’est du STYLE ! Merci Charles Macdonald pour cet article éclairant et plein d’humour. La production de notre aimable discipline n’est pas toujours aussi LISIBLE ! Pour continuer le débat : à mon avis, on peut comparer l’impact humain des objets techniques (tels que : grands barrages, centrales nucléaires, ports, mines etc.). Comparer dans le temps et dans l’espace. Avec beaucoup de subjectivité, et même un peu de poésie si on en est capable. Cela viendra avec le temps, peut-être. Armelle Faure (pour un début, cf. mon article posté sur le site des Assises : Anthropologues et Ingénieurs)

Posté le 10 janvier 2008 par Armelle Faure
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En réponse à la réponse d’Eliane Daphy...

Réponse à la réponse de Madame Eliane Daphy :

(D’avance, nous sollicitons votre largesse d’âme, à l’endroit de nos écueils orthographiques.)

Madame,

Nous nous permettons de vous faire suivre cette réponse qui s’articulera en deux temps, puisqu’en effet, la présente motion à laquelle vous avez réagi en jugeant a postériori de sa non pertinence (du moins sur de nombreux points par celle-ci énoncée) procède de la complémentarité des expériences et des informations que nous avons accumulé à ce sujet. L’esprit même de cette motion ne participe en aucune manière du vocabulaire que vous lui prêtez, en effet, nous avons rédigé celle-ci en vue d’ériger des mesures visant à agir sur les conditions actuelles de recherche des jeunes chercheurs-e-s, pour la majorité, acculé-e-s à la précarité ou au dévoiement du temps qu’ils et elles pourraient consacrer à leurs recherches au profit de travaux salariés n’ayant a priori aucun lien avec ce pour quoi ils et elles ont été préalablement formé-e-s. En somme, là où vous évoquez une quelconque « gestion de contrats de recherche », nous n’avons pour idée que la création de nouvelles conditions permettant à tout un de mener à bien ses recherches, et celles-ci nous semblent possibles, notamment à travers une plus grande mutualisation des moyens, et non une capitalisation par quelques uns de ces mêmes moyens s’opérant au détriment de ceux auprès de qui, quelque arbitraire n’en autorise l’accès. Arbitraire, si il en est, favorisant une hiérarchisation des domaines constitutifs du champ scientifique « mondial » ou « français » comme une hiérarchisation des thématiques inhérentes à ces mêmes domaines. Au risque premièrement, d’un rapport d’extorsion de connaissances sur lesquelles leurs producteurs n’auraient aucune prise quant à leurs usages, (ce que favoriserait une contractualisation temporaire accrue des postes dits de recherche), au même titre que l’usuel rapport hiérarchique de production. Au risque deuxièment, de la disparition d’un pan non négligeable de la recherche ayant quelque visée critique à l’endroit des sociétés telles qu’elles sont, ou des modalités que sur plus d’un plan elles adoptent... Nous n’avons a priori, aucune objection au fait qu’il y ait une ou plusieurs institutions dont les rôles et fonctions résideraient dans l’émission d’appel à projets et je dis bien projets et non offres. (Car oui j’ai encore quelques réticences à considérer la science et la connaissance sous l’égide d’un rapport marchand, qu’un rééquilibrage des conditions matérielles nécessaires à l’élaboration de toute recherche, en faveur du plus grand nombre, viserait idéalement à amoindrir.) Mais du fait d’un léger souci d’équité, il nous parait tout aussi judicieux que ces institutions soient aussi les réceptacles de projets, n’émanant pas d’elles a priori ou du moins qu’elles prennent en compte la totalité des domaines et thématiques (et non pas seulement ceux et celles dont elles sont les représentantes) tout aussi constitutifs du champ scientifique (de par leurs objets, cheminements ou méthodes) avec pour moindre souci je ne sais quelle hiérarchie. A titre d’exemple, des deux institutions dont vous faites mention, bon nombre d’entre nous du fait de leurs appétences, en sont exclu-e-s. Cordialement, Ghali Beniza

Réponse à Eliane Daphy et précisions sur la motion jeunes chercheurs.

Merci pour cette réaction à la motion, nous allons préciser certaines de nos propositions. Cependant vos remarques me semblent pas toujours fondées. Je vais répondre point par point.

Concernant la proposition n° 7 :

Faute de place et par souci de fluidité, nous n’avons pas pu rentrer dans les détails techniques assez complexes de la place des jeunes chercheurs et hors statuts dans les programmes de l’ANR.

Les modalités des programmes de l’ANR sont en constante évolution et changent tous les 6 mois, mais de manière générale la place des doctorants, post-doctorants, hors statuts, considérés comme « personnels non permanents » dans les programmes de l’ANR, est loin d’être satisfaisante. Contrairement à ce que vous laissez entendre, de nombreux problèmes se sont posés depuis la création de l’Agence. Par exemple, dans certains programmes, il est impossible de salarier plus d’un post-doctorant (sur 24 mois), d’autres limitent à un maximum de 3 mois la durée des contrats desdoctorants « ingénieur d’études », par exemple dans les programmes blancs,en mars 2007, etc.

Quand nous parlons de la nécessité de salarier des doctorants et post-doctorantsdans les programmes de l’ANR, il va de soi qu’il s’agit de plus d’un post-doctorant par programme de recherche et de contrat de plus de 3 mois. Par ailleurs, la page du site web de l’ANR à laquelle vous renvoyez (en ligne sur la FAQ (foire aux questions) du site ANR) n’apporte aucun élément de réponse précis sur ce point.

De manière plus générale, concernant la place des post-doctorants et hors statuts dans les programmes de l’ANR (points 6 et 7 de la motion), il est essentiel que des chercheurs classifiés « non statutaires » (post-doctorants) jeunes ou moins jeunes puissent, répondre aux appels d’offres de l’ANR en qualité de coordinateur du projet à temps plein (partenaire 1), monter un programme et coordonner l’équipe de recherche.

Jusqu’à présent cette possibilité se cantonne à un seul programme, le programme « jeunes chercheuses et jeunes chercheurs » (voir description 2008, site de l’ANR), ce qui est largement insuffisant et handicape lourdement le dynamisme et l’innovation des recherches en sciences humaines.

(voir formulaire ANR-SHS-Corpus-2007_5P à télécharger sur le site ANR)

Concernant les autres propositions :

Proposition 1 :

La création d’associations de recherche pour jeunes chercheurs, dont les modalités restent à définir, n’a pas pour but l’embauche de personnel ou la gestion de contrats mais tend à développer un espace de recherche indépendant, reconnu par / et en lien et avec les laboratoires et universités. Ceci permettrait d’accéder à des financements mixtes (publics et privés) pour des projets de recherche et s’inscrirait comme élément de financement de thèses ou de contrats post-docs. Ce type de structures existe me semble-t-il dans certaines écoles d’ingénieurs en France.

Je pars du constat que, dans leur grande majorité, les doctorants et post-doctorants n’ont aucun statut défini (ou reconnu et appliqué) dans les laboratoires et sont rarement associés à leur fonctionnement, aux activités de recherche et peu ou pas financés. (voir les résultats préliminaires de l’enquête la vie des laboratoires lancés par Caroline Legrand, et présentés au séminaire de préparation des assises de mars 2007)

Les limitations du statut actuel des laboratoires et autres organismes de recherches ne doivent pas servir de prétextes pour refuser toutes alternatives, notamment la création d’un nouveau type de structure de recherche pour les jeunes chercheurs. Par nature, tout changement implique forcément des modifications du fonctionnement et/ou du statut des institutions existantes.

Propositions 3 :

Effectivement, il faut demander l’application du règlement aux Laboratoires concernant la représentation obligatoire des doctorants, post-doctorants et hors statuts dans les conseils de laboratoire ainsi que de leurs droit de vote. Cependant ceux ne sont pas “certains” laboratoires qui ne respectent pas cette représentation mais bien la MAJORITE des laboratories CNRS ou unite mixte, d’où notre proposition (voir séminaire de préparation des assises 12 Mars). Il en va de même pour la Charte des Thèses qui, bien qu’obligatoire, n’est quasiment jamais appliquée (voir pas applicable selon les endroits).

Pour la proposition n°10
- Vous avez très bien compris où nous voulions en venir.

Quant à Nadine, étudiante en secrétariat, nous te remercions pour l’intérêt que tu portes à notre motion ainsi qu’au niveau d’orthographe des jeunes anthropologues. Je te propose de t’inscrire parmi les signataires de la motion et de t’envoyer les prochaines moutures pour une relecture. (arnaud-morvan@club-internet.fr). D’avance merci.

Arnaud Morvan

Posté le 8 janvier 2008 par Arnaud Morvan / Ghali Beniza
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En réponse à la motion « jeunes chercheurs » : les possibilités de l’ANR

Certaines demandes de la motion « jeunes chercheurs » ne me semblent pas pertinentes, puisque les possibilités existent déjà.

Pour ce qui est de l’ANR, question n°7, cf. en ligne sur la FAQ (foire aux questions) du site ANR :

- la possibilité de salarier des « post-doctorants » sur 24 mois dans le cadre d’appel d’offres ANR existe depuis la création de l’ANR voir la réponse ici

- il est également possible de salarier des doctorants, même si l’ANR n’attribue pas d’allocation de thèses, en les embauchant sur le contrat comme « ingénieur d’études ».

- Sur certains contrats ANR, les organismes dépositaires des projets (INSERM, CNRS, etc.) financent des doctorants

- Il me semble qu’il est également possible qu’un chercheur non-statutaire soit co-responsable d’un projet ANR.

Autres éléments de réponses :

  • Point 1 : si la création d’associations dont il est question a pour objectif la gestion de contrats de recherche et l’embauche de personnels, le statut des laboratoires de recherche et des universités ne leur permet pas de créer ce type d’associations. Il est par contre possible de faire gérer des contrats directement par le CNRS ou par les universités (le problème étant le % de frais de gestion pris par ces institutions).
  • Point 3 : tous les laboratoires CNRS ont l’obligation de disposer d’un « Conseil de laboratoire » et d’un réglement intérieur. La représentation des étudiants et post-doctorants dans ces conseils de laboratoires est prévue. Certes, certains laboratoires ne respectent pas les obligations légales, ce qu’il convient alors de demander est le respect des obligations existantes.
  • Point 10. La demande de « création d’un régime adapté aux pratiques » est quelque peu obscure. S’agit-il d’une demande de création d’un régime spécial d’indemnisation du chômage pour les anthropologues ?

En espérant que ces quelques précisions auront été utiles, cordialement

Eliane Daphy

Posté le 5 janvier 2008 par Eliane Daphy
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Bel effort d’amélioration : je constate que l’étonnant « il va s’en dire » du texte initial a été modifié en « il va sans dire » !

Une autre modification serait possible : « Supposant une augmentation notable du nombre d’allocations, dont sont dotées chaque année chaque école doctorale. » Comme le sujet du verbe « doter » est « chaque école doctorale » (singulier - même si plusieurs écoles doctorales), accorder le verbe avec son sujet sera aussi un petit progrès.

« Supposant une augmentation notable du nombre d’allocations, dont est dotée chaque année chaque école doctorale. »

Merci à Monsieur Bazin d’avoir écrit des sympathiques compliments sur mes « facultés exceptionnelles dûment sanctionnées par de brillantes études » ; il fait erreur, je suis étudiante en première année de BTS secrétariat ! Mais j’ai eu une bonne note au bac en français.

Toutes mes excuses pour avoir mis Monsieur Bazin en colère : il me semblait qu’il était important qu’un site officiel comme le vôtre publie des textes dans un français correct, mais ce n’est sans doute pas important pour les anthropologues.

Posté le 4 janvier 2008 par Nadine, étudiante en secrétariat
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Bravo pour ce lumineux commentaire anonyme. Il faut sans doute avoir des facultés exceptionnelles dûment sanctionnées par de brillantes études pour parvenir à une aussi grande richesse de jugement

Posté le 3 janvier 2008 par Laurent Bazin
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Motion jeunes chercheurs des Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie

Je constate que les jeunes ethnologues ont des difficultés pour écrire dans un français correct. Chercher les erreurs !! Dommage, de la part de personnes ayant suivi pendant de nombreuses années des études universitaires.

Posté le 3 janvier 2008 par Amoureux de la langue française de passage sur ce site
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