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Internet : aidera-t-il à tirer des leçons ? à se définir ?

« To adopt and nurture a fully international intellectual space... » : Internet semblerait a priori le meilleur des médias aujourd’hui pour converger vers cet objectif. On pense évidemment aux Open Archives (du type HAL) et aux revues en ligne (sur sites propres ou sur portails comme Revues.org). Une simple recherche bibliographique se restreint sans doute plus difficilement aujourd’hui à sa propre discipline.

Ces expériences sont des avancées irréversibles : on ne s’en passera plus. Pour autant, créent-elles un espace intellectuel international ? L’intervention de Lee Haring depuis les USA dans un débat français semble le confirmer. Le site d’AssisesEthno.org, lieu de débat aussi ouvert et transparent que possible, contribue à adopter et nourrir cet espace idyllique — je le souhaite ! Cet espace ouvert héberge en son sein aussi des critiques plus ou moins construites, mais souvent virulentes du fonctionnement (français) de la discipline : le reproche principal vise la transparence (ailleurs, on dirait good governance), une transparence qui — classiquement — ne peut être souhaitée de tous et sur tous les sujets (questions d’intérêt), une transparence rendue pourtant davantage accessible par le média Internet (diffusion des CV, débats ouverts, informations accessibles, articles en ligne…). C’est aussi cet écart qui crée la crise.

Probablement que le frôlement rendu inévitable de l’anthropologie avec d’autres disciplines saura l’ensemencer pour la faire avancer : vers des fonctionnements nationaux plus clairs (tirer humblement des leçons des autres), vers des discussions plus amples et informées qui définiront d’elles-mêmes plus que des frontières disciplinaires : des cadres de débats et de pratiques.

Posté le 12 septembre 2007 par Vincent Battesti
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Ethnographions nous...

J’ai été heureux de lire ce constat. Pas parce que je suis « content » de voir les nombreux diplômés de l’anthropologie se retrouver sans réel avenir professionnel au sortir de ce si beau cursus, mais parce que j’ai aimé la précision des observations... Surtout aussi parce que j’avais moi même compris ce problème, mais n’avais encore jamais lu un article qui l’exposait de la sorte.

Bravo... Ca fait du bien de voir que cela a été dit.

Pour ma part, je me suis arrêté en Master2... Au milieu de l’année, lorsque j’ai compris que je ne faisais que repousser une échéance et que le lourd travail que je fournissais ne pourrait jamais servir mes intérets « pécuniers » et donc... Mes conditions de vie.

Effectivement, on ne peut casser le mythe de l’ethnologie. Il a encore de beaux jours devant lui, tout simplement parce que sa survie a avant tout un intéret que l’on nommerait, pour d’autres secteurs de la vie dans notre société, « commercial ».

L’université qui ne « vendrait » pas sa formation en anthropologie et qui préviendrait ses étudiants... Causerait sa propre mort, sa propre disparition.

C’est aussi simple que cela d’après moi : plus il y a d’étudiants, plus on peut prétendre à des financements, plus on peut prendre de chercheurs... Evidemment, il faut du chiffre pour augmenter un tant soit peu ces financements.

Durant mon cursus, et pendant un cours en amphi, un enseignant a répondu à demi mots à la question d’une étudiante concernant les débouchés sur le monde du travail... Je pense qu’en moi même j’ai énoncé ce qui a été si bien décrit au début de l’article : « On peut y arriver si on s’en donne la peine... Ceux qui n’y arrivent pas ne sont pas bien malins... ou ne se donnent pas les moyens. »

En bref, je sors de l’anthropologie et mes études universitaires n’intéressent pas pour les quelques postes que je convoite.

Depuis, j’ai fait une formation professionnalisante... Et je peux donc témoigner que la question de la formation « mythique » n’est pas seulement valable pour notre secteur de prédilection...

Posté le 6 septembre 2007 par Raphaël
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Programme

Bonjour et bienvenue aux Assises de l’ethnologie : concernant les Assises qui se tiendront en décembre prochain, vous trouverez les renseignements demandés sur cette page : Programme des Assises de l’ethnologie.
Bien cordialement,
Vincent Battesti

Posté le 24 août 2007 par Vincent Battesti
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demande d’informations

Bonjour, étant moi-même étudiante en anthropologie et parfois, bien que passionée, un peu découragée par les perspectives d’avenir plutôt sombres, je suis très intéressée par ce genre de manifestation.

Par contre, serait-il possible de connaître le lieu où se dérouleront ces Assises, et les modalités de participation ?

Merci d’avance.

Posté le 19 août 2007 par julie lavergne
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Frontières de l’anthropologie : un point de vue indien

Le texte d’André Bétéille, « Etre anthropologue chez soi : un point de vue indien », dont le texte ci-dessus constitue la présentation pré-publiée, est désormais paru dans le numéro 67 (« Femmes d’élection ») de la revue Genèses, juin 2007, p.113-130. Il mérite à mon sens d’être largement lu et médité à titre de réflexion comparative sur le sens des frontières disciplinaires, et sur la redéfinition de l’anthropologie dans un monde post-colonial où les collègues des ex-dépendances coloniales ne peuvent plus être tenus pour quantité négligeable.

Posté le 27 juillet 2007 par Benoît de L’Estoile
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La table-ronde sur les musées : où sont les feeeeeeemmmes ?

http://assisesethno.org/spip.php?ar...

17 participants, organisateurs compris.

4 femmes, soit moins de 25%…

Posté le 26 juillet 2007 par Eliane Daphy
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Ethnographions l’ethnologie en France !

Bonjour,

Je me rends compte que je n’ai pas réagi au message de M. Régis Meyran. Oui, comme le dit Éliane Daphy, j’avais aussi remarqué votre texte. Cette approche fort érudite d’un programme de travail sur l’histoire de l’anthropologie est probablement bienvenue en effet.

Par « Ethnographions l’ethnologie en France ! », cependant, je visais moins l’histoire de la discipline qu’une réelle ethnographie du milieu de l’ethnologie contemporaine en France. Utiliser nos outils d’anthropologue, notre savoir-faire dans l’analyse des pratiques pour les retourner sur nous-mêmes. Cela paraissait d’autant plus urgent que des critiques vives étaient formulées sur ce forum quant au fonctionnement de cette communauté de chercheurs et quant aux pratiques en particulier de « production/reproduction » de ses membres (des mot-clefs pourraient être : pouvoir, autorité, recrutement, cooptation, rétribution symbolique, domination symbolique, don et contre don, réseau, etc.).

Après, comme le rappelle un message, on peut sans doute longtemps « s’auto-analyser », mais peut-être faut-il aussi promptement proposer des changements concrets à engager (d’où l’ouverture des Doléances dans ce Hors-piste).

Bien cordialement,

Vincent Battesti

Posté le 26 juillet 2007 par Vincent Battesti
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Mise à jour

La table-ronde « Musées d’ethnologie et pratique de l’ethnologie aujourd’hui » compte déjà, outre les deux organisateurs, quinze participants dont voici la liste :

Jackie Assayag,
Claire Calogirou,
Denis Chevallier,
Christian Coiffier,
Michel Colardelle,
Benoît de l’Estoile,
Bernard Formoso,
Jacques Galinier,
Gérard Gaillard-Starzmann,
Marc-Olivier Gonseth (Neuchatel),
Zeev Gourarier,
Colette Pétonnet,
Martine Segalen,
Anne-Christine Taylor,
Joseph-Franz Thiel (Francfort).

Rappelons que la table-ronde aura lieu le lundi 19 et le mardi 20 novembre 2007, au C.N.R.S, à Ivry, 27 rue Paul-Bert 94204 Ivry sur Seine (métro ou tramway « Porte de Choisy »)

Des précisions sur les divers thèmes abordés et l’organisation de ces deux journées, préparatoires aux Assises, seront données en septembre.

Rappelons que l’atelier sera ouvert au public et que des interventions venues de celui-ci seront possibles.

Bernard Dupaigne et Jacques Gutwirth

Posté le 23 juillet 2007 par Bernard Dupaigne et Jacques Gutwirth
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