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Jeunes chercheurs en colère

Ce n’est pas seulement le petit nombre de postes de chercheurs ouverts au concours du CNRS qui désespère les jeunes docteurs en anthropologie et met sérieusement en question l’avenir de ces disciplines en France. Les conditions dans lesquelles ces postes sont attribués depuis quelques années sont aussi largement en cause.

Indubitablement, il n’est pas sain que des pratiques qui seraient, dans d’autres milieux professionnels, unanimement condamnées, deviennent la règle en matière de recrutement dans nos disciplines : que quelques labos parisiens, auxquels appartiennent ou sont liés DSA et membres de commission, soient ouvertement favorisés, au détriment des candidats et des labos de province en particulier ; qu’un DSA puisse flécher une allocation de post-doctorat de manière si précise que seule une de ses doctorantes peut y prétendre, sans que cette pratique, bien connue, ne soit remise en question ; que chaque année la règle du mérite scientifique paraisse contournée, lorsque chacun ne peut que peut constater les liens entre tel candidat(e) et tel membre de commission, que tel candidat n’a encore rien publié ou n’a pas réalisé ce qu’on devrait attendre pour un concours CR1, etc… Le discrédit affecte tous les recrutés, tous les membres de jury et finalement l’institution.

Il est certain que nous n’avons rien à y gagner. C’est pourquoi nous demandons au moins, dans un premier temps, que des exigences élémentaires soient respectées, pour garantir plus de transparence et d’équité :

En outre, des critères d’évaluation pourraient être publiés sur la page Internet de la commission 38, où ils sont jusqu’à aujourd’hui « non disponibles ».

Les évaluations des candidatures devraient pouvoir être communiquées aux candidats qui en font la demande.

Enfin, il semble aller de soi que des membres de commission ayant des liens de parenté, appartenant au même labo ou ayant dirigé la thèse d’un(e) candidat s’abstiennent de participer aux rapports et aux discussions les concernant. Cette pratique, courante en France, est proscrite dans le milieu universitaire d’autres pays.

Nous espérons que les Assises de l’ethnologie et de l’anthropologie en France seront le lieu d’un débat franc, sans interdit, pour une réelle refondation de nos disciplines. Un proverbe dit que le poisson pourrit par la tête, il est temps de réagir.

Jeunes chercheurs en colère

Posté le 12 juillet 2007 par Jeunes chercheurs en colère
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C’est possible…

Bonsoir,
Si c’est possible.
Sans doute même souhaitable !

D’ailleurs, votre avant-dernier commentaire (ci-dessous) rejoint parfaitement le mien posté au même moment. Alors, allons-y !

Je crée donc cette rubrique “Doléances" (les actions concrètes) dans le “Hors-piste”. C’est peut-être aussi hors des sentiers battus que l’on avancera !  ;-)

Vincent Battesti/webmestre

Posté le 12 juillet 2007 par Vincent Battesti
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De l’observation à l’action !

Pour poursuivre avec mon dernier post, ne serait-il pas possible d’avoir une rubrique « Doléances » sur le site et d’y recenser toutes les actions concrètes qui pourraient servir l’ethnologie.

Cela pourrait concerner :

1) des suggestions ouvertes pour que les processus de recrutement soient plus clairs, plus objectifs, etc. avec pourquoi pas des exemples empruntés à ce qui se passe hors de chez nous (à l’étranger, dans d’autres disciplines)

2) des suggestions pour publiciser le role et la place de l’anthropologie en France que ce soit auprès du grand public, des écoles, des entreprises ou des autres disciplines qui ne savent pas toujours à quoi l’on sert sinon faire joli sur un colloque.

Posté le 12 juillet 2007 par Caroline
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Ethnographions nous...

Ne serait-il pas temps de dépasser les phases « constat » et « analyse ethnographique » ? Ne conviendrait-il pas plutôt de proposer des actions concrètes pour sauver l’ethnologie et les chercheurs qui s’y rattachent ? Pour leur redonner légitimité et visibilité ?

Posté le 12 juillet 2007 par Caroline
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Réponses

Bonsoir,

- Au M. socio-économiste de l’édition scientifique, je dis :
Allez, en tant que webmestre, je prends sur moi de vous dire : chiche ! ce site est (aussi) le vôtre, publiez donc ici « une étude comparée du fonctionnement des revues dans la discipline (nationales et internationales) et dans les disciplines voisines » (ou son ébauche, nous ne sommes pas une revue). Pourquoi attendre cela des « responsables des Assises » ?

- À M. Fabre, je dis :
Ah non, ce n’est pas du jeu de s’en retirer si vite ! Même si je signe mes messages et si je suis plutôt favorable aux visages découverts, je comprends très bien (surtout comme hors statut ou candidat malheureux au CNRS) qu’on ne se sente pas assez à l’aise pour se démasquer. Ne soyez pas naïf, personne bien sûr ne craint des représailles qui se commettraient une nuit noire sur le pavé luisant dans le quartier des Halles quand la maréchaussée s’en serait allée, mais on sait bien que dans nos métiers (sans viser personne), les ego des uns et des autres sont hypertrophiés et cette hypertrophie donne matière à la mémoire et, ma foi, comme toute carrière est une histoire de cooptation… Alors à mon sens, l’argument que l’ « argument des représailles est absurde et insultant » n’autorise pas la dérobade ! Il risque d’enfler au contraire la grogne. (…et vous verrez que je ne subirai pas de représailles pour ce que je viens d’écrire !)

- À M. LLeonard pelltttier, je dis :
Ouh ! quelle virulence ! vous allez faire peur à tout le monde. Le tableau est sombre, mais — par des volontaires encore à trouver — il faudrait faire plus qu’un réquisitoire : une argumentation ! Autrement dit, une ethnographie de l’ethnologie en France que j’ai ici proposée. Peut-être faudrait-il même lancer un appel d’offre pour qu’une équipe étrangère s’en charge…

- À Mme Marie-Marcelline Strauss-Durkkheim, je dis :
En effet : Ah ah —Yé yé yé yé — Wo wo wo oh et Pom pom pom pom.

Vincent Battesti/webmestre

Posté le 12 juillet 2007 par Vincent Battesti
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Précisions.

Bonsoir,
J’ai assisté à ce séminaire (annoncé sur ce site à cette page de l’agenda). Chouette expérience !

Ce séminaire eut lieu toute l’après-midi du 22 juin 2007, au Muséum national d’Histoire naturelle, zone Poliveau, salle Chevalier du labo « Écoanthropologie et Ethnobiologie », le 22 juin 2007. (Il s’agit de l’équipe de recherche à laquelle je suis associé.)

En tant que webmestre de ce site, j’ai pris l’initiative d’ajouter quelques photographies à ce compte-rendu (je suis l’auteur des photos, pas du compte-rendu écrit). Je viens d’ajouter à votre demande le nom des personnes sur les photos (ne connaissant pas le nom de toutes, je m’en étais abstenu).

Pour répondre au commentaire précédent :
- « Un vrai simulacre de transparence et de consultation »,
je dirais (naïf laïus ?, mais c’est mon point de vue) :
- « Peut-être (même surement)… qu’il y a des effort à faire du côté des “publiants”. Mais avez-vous vous-même publié quelque chose ici ? Allez-y ! ce site est le vôtre, emparez-vous en ! Créez vos propres séminaires/réunions/rencontres/articles, mettez-les en ligne ici, il n’y a aucun problème. Mon avis : les “organisateurs” ou “membres du groupe de préparation” ne sont là que pour administrer, c’est-à-dire inciter au débat, pas forcément pour tout écrire eux-mêmes ou débattre entre eux… ! La balle est dans le camp de… chacun. Chiche ? »

Vincent Battesti/webmestre

Posté le 12 juillet 2007 par Vincent Battesti
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Fabre, reviens-nous je t’en supplie

Reviens-nous je t’en supplie
Sans toi se brise not’ vie
Car si s’achèvent les échanges
Les assises n’ont plus d’existence
Oui, mais si t’es lassé
De cette amour fané reste où tu es !

J’irai twister le blues
Le blues et puis le blues
En lisant les bouquins
D’autres ethnos que toi
Mais si tu penses à nous
Si tu t’ennuies déjà
Oh reviens nous

Wo wo wo oh
Ah ah ah ah
Yé yé yé yé
Wo wo wo oh
Oui si tu penses à nous
Si tu t’ennuies déjà
Oh reviens nous
Ah ah
Yé yé yé yé
Wo wo wo oh

Oh reviens nous
Avec une petite liste biblio
Wo wo wo oh
Et des critères pour ta section
Pom pom pom pom

PS. Ils sont où, sur ce forum, les organisateurs des Assises, à part Charles Macdonald ? Ils ont tous déjà partis en vacances ? Ils sont trop occupés à choisir le nombre de petits fours et de bouteilles de champagne ? On attend avec impatience de les lire dans les débats sur le site des Assises…

Posté le 12 juillet 2007 par Marie-Marcelline Strauss-Durkkheim
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Rapport de prospective de la section 38

Et une leçon de démocratie en prime. Nous voici partis en Irak ? Mais quel propos de bas étage. Quand on veut vendre du savon, il faut avoir les mains propres. Alors récapitulons, je sais que les mandarins aimeraient passer sous silence ces quelques détails collatéraux, la preuve : ils filent a l’anglaise :

1 - D. Fabre et Charles Macdonalds nous ont fait l’insigne honneur de poster un rapport sans bibliographie. Amen. Chose inacceptable et injustifiable. C’est tout simplement consternant. C’est vraiment se croire au-dessus des règles. C’est de l’amateurisme. Remarquons qu’ils ont autre chose à faire que de chercher 5 références. Quelle vacuité ! Impensable. Et vous voudriez après ca être des interlocuteurs crédibles ?

2 - La question de la clarté du mode de fonctionnement de notre belle section CNRS-ienne, et surtout de cette fameuse commission, est totalement occultée. Si bien que sa probité intellectuelle est largement remise en cause. Il y a plein de spécialistes du religieux dans le jury et le hasard fait que les personnes recrutées, pour l’essentiel, travaillent sur le thème... de la religion !! Un petit rite par-ci, une prière par-là, pour Mauss ou Levi-Strauss surement ? C’est limite freudien tout ca.

3 - Le texte nous dit que la discipline est vivante, un peu comme le CNRS promis a un bel avenir selon les dernieres nouvelles, alors que la situation imposerait un petit peu moins d’engouement (en mettant un petit coup gratuit dans les rotules des sciences de l’éducation, sans justification. Pas besoin, me direz-vous, quand on vit dans la tour). Autocongratulations narcissiques en prime. Mais ils ne savent pas ce qui se passe de l’autre cote de la barrière. Ils ne savent pas que nous devons assumer pour eux. Ils ont perdu leur boussole ?

4 - Ces gens disent représenter la discipline ce qui est absolument faux, ils représentent leurs propres intérêts, ignorent volontairement, sciemment, en toute malhonnêteté intellectuelle tout un ensemble de travaux d’aujourd’hui, mais aussi d’hier qui forment autre chose qu’un beau cercueil pour l’ethnologie. Il est vrai que la politique régule l’absence de débat scientifique. Il est plus aise de répondre sur ce terrain que sur celui en face à face. Et dire que je lis du Fabre ? Ma socialisation anthropologique laisse à désirer ?

5 - Le fait que des gens restent couverts par l’anonymat montre bien qu’ils craignent des répercussions sur leur propre personne, non pas le débat lui-même. Et puis, quand les oligarques parlent de démocratie, c’est l’hôpital qui se moque de la charité, lui jette des pierres et est pris d’un fou rire. Quelle absurdité. La vraiment on a touche le fond. C’est affligeant.

Alors vous avez décidé de filer, de retourner chercher ces références pour que nous puissions avoir enfin un texte digne de ce nom, parfait, grand bien vous fasse ! Mais pitié, si vous êtes incapables de vous comporter en responsable, en rejetant soigneusement les points essentiels des messages postes ici, ne rejetez pas la faute sur l’autre, ne nous gratifiez pas de vos propos lénifiants, retournez a l’abri dans la tour, priez pour votre paroisse.

Ce n’est plus un effort qu’il y a a faire pour devenir républicain, c’est une mutation génétique.

Posté le 12 juillet 2007 par LLeonard pelltttier
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