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Rapport de prospective de la section 38 : à propos des revues

Mon commentateur anonyme connait bien le sujet mais se trompe de cible. Le rapport constatait simplement la richesse et la diversité des revues d’ethnologie et se faisait l’écho des responsables qui demandent à être au moins consultés quand le CNRS lance une politique des revues. A cela, s’ajoute le fait que certaines ont une expérience en matière de mise en ligne. Et c’est tout. Il aurait fallu ajouter qu’actuellement les choses bougent très vite. Que des revues encore non disponibles en ligne sont en train de s’y mettre (Ethnologie française, Gradhiva 2e série), que les fonds patrimoniaux des sociétés savantes (américanistes, africanistes, océanistes) hébergés au MQB seront également disponibles etc... Qu’il reste du chemin à faire, j’en suis bien d’accord, mais crier « haro sur le baudet ! » au nom d’une « modernisation » standardisée me semble absurde. Le caractère artisanal de certaines revues d’ethnologie est aussi une garantie de leur diversité. Enfin, je dirais à mon collègue sociologue de l’édition scientifique anonyme (que je connait peut-être...) que les revues sont faites d’abord pour être lues et que les lecteurs que nous restons ne peuvent qu’apprécier la qualité et la diversité de celles qui se publient encore en France et souhaiter qu’elles continuent... en s’améliorant.

PS qui n’a rien à voir avec mon interlocuteur : je cesse désormais, et à regret, d’écrire sur ce site. Je considère que le mélange d’intervenants qui avancent masqués et d’autres qui ne se cachent pas est contraire à tous les principe de l’échange démocratique, que l’argument des « représailles » est absurde et insultant, que les Assises dont nous avons tous demandé la tenue partent bien mal avec ce type de pratique.

Posté le 11 juillet 2007 par Daniel Fabre
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Ethnographions nous... contributions sur le site de SLR

Sur le site de SLR, quelques contributions intéressantes qui rejoignent les questions (sans réponses) exprimées sur ce site.

En particulier

1) le forum attaché à l’article « La loi sur l’autonomie : une réponse idéologique, aggravant la situation actuelle » : http://recherche-en-danger.apinc.or...

et

2) le forum attaché à l’article "On ne peut plus fermer les yeux sur les docteurs LPC (laissés pour compte) Par Gérard Monnier" http://recherche-en-danger.apinc.or...

ED

Posté le 11 juillet 2007 par Eliane Daphy
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Trésor des expériences des revues ?

Daniel Fabre écrit : « Un grand débat est en cours sur l’avenir des revues. L’anthropologie, au sens large, est sans doute, étant donné sa faiblesse démographique, l’une des disciplines les plus remarquablement productives en cette matière. Si l’on peut envisager des regroupements dans lesquels le CNRS peut dire son mot, il faut convenir que la géographie actuelle des revues reflète assez bien la diversité interne du domaine. Les grandes revues généralistes – L’Homme au premier chef – échappent à l’effet de chapelle et assument leur rôle d’expression des avancées de la discipline et de lieu où la jeune génération s’initie à la publication. Le trésor des expériences accumulé par les équipes dirigeantes des revues, y compris en matière de numérisation et de mise en ligne, devrait être beaucoup plus sollicité qu’il ne l’a été jusqu’à présent par les directions du CNRS quand il s’agit de définir une politique d’ensemble. »

Quelques observations sur les revues de l’ethnologie/anthropologie. Parmi les revues de la discipline, certaines n’ont aucune politique de publication en ligne (Gradhiva, Ethnologie française…), certaines ont des périodes d’embargo nettement supérieures à la moyenne (L’Homme, 5 ans), certaines mettent en ligne leurs articles en html sans les illustrations des articles originaux (et sans fournir les paginations…).

Aucune de ses revues ne procèdent par « appel à communications » largement diffusé pour les numéros à thème (comme c’est de plus en plus la norme dans les autres secteurs disciplinaires, et dans les revues internationales). Aucune n’a publié sa politique éditoriale sur la mise en ligne en archives ouvertes des « pré-prints ». Certains comités de rédaction sont dans leur composition d’un machisme affligeant (L’Homme), franco-français, et ont fort peu de turn-over, etc.

On espère, au contraire de Monsieur Daniel Fabre, que le CNRS ne prendra pas exemple sur ces caractéristiques conservatrices en usage dans les revues d’ethnologie pour en faire une norme.

Pour ce qui est de l’édition scientifique institutionnelle, la situation n’est pas plus brillante : impossible (à l’exception notable des éditions du CTHS) de connaitre la composition des conseils éditoriaux et le nom des responsables des collections (par exemple, aux éditions MSH, EHESS, CNRS)…

A la différence d’autres disciplines, la section 38 n’a publié aucune liste des revues (nationales et internationales) qu’elle considère comme des revues importantes.

Le modèle dans l’édition en ethnologie est celle du directeur de collection qui publie ses ouvrages personnels et celles de ses vassaux. Pour certaines collections (ethnologie de la France), les publications sont issues dans leur quasi-totalité de recherche financées par la Mission Ethnologie - ex du patrimoine- et les questions du conseil scientifique de ladite Mission et de son mode de sélection sont restées sans réponse.

Plutôt que de s’auto-glorifier d’un soit-disant savoir-faire exceptionnel dans le domaine éditorial, et faire ainsi une nouvelle fois la preuve d’une affligeante auto-satisfaction basée sur la méconnaissance des fonctionnements de l’édition scientifique dans d’autres secteurs disciplinaires, on suggère aux responsables des Assises de faire une étude comparée du fonctionnement des revues dans la discipline (nationales et internationales), et dans les disciplines voisines. Mais à constater le peu de contenu de ce site, on peut douter de la volonté des responsables des revues de faire une telle analyse.

A lire les échanges sur ce site, on a l’impression que les responsables de l’ethnologie sont vraiment très contents d’eux et de leurs pratiques. Quelle absence de lucidité…

Posté le 10 juillet 2007 par OG, socio-économiste de l’édition scientifique
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Ethnographions nous...

Je partage l’avis d’A. Bonche et des autres commentateurs. Je pense également que ces « assises » n’ont aucun intérêt si les ethnologues statutaires nient les rapports de pouvoir et de hiérarchie qu’ils reproduisent, au détriment des plus jeunes et des plus vulnérables, statutairement parlant. Il ne faut pas être grand sociologue pour lire entre les lignes de certaines interventions sur ce site, où déni et mépris tentent de justifier le statu quo. C’est fabuleux de voir combien les chercheurs en sciences sociales se refusent à voir les logiques sociales qu’ils mettent en place !

Posté le 10 juillet 2007 par Sociologues de l’ethnologue
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CNRS transformé en Agence de moyens : une proposition du candidat Sarkozy

Informations complémentaires

La transformation du CNRS en agence de moyens n’est pas une « rumeur », mais une inquiétude fondée sur une proposition du candidat Sarkozy, dans l’exposé de son programme pour la recherche, texte envoyé aux syndicats SNCS-FSU (Syndicat national des chercheurs scientifiques) et SNESUP-FSU (Syndicat des enseignants du supérieur).

Ce texte programme a été publié dans la revue du SNCS et du SNESUP, VRS - La vie de la recherche scientifique, numéro 368 (mars 2007), page 21 ; la revue est librement téléchargeable en ligne http://www.sncs.fr/IMG/pdf/VRS368-2.pdf

Page 21, candidat Sarkozy déclare : « La France a également besoin d’un système de recherche plus efficace et capable de dégager des priorités d’avenir (sciences du vivant, Internet, développement durable, nanotechnologies). Le financement de structures rigides ne le permet pas aujourd’hui. C’est pourquoi je transformerai nos grands organismes en agences de moyens, pour qu’ils financent la recherche française selon une logique de projets. Nos universités deviendront les principaux opérateurs de la recherche, comme cela est le cas dans tous les pays à la pointe de l’innovation. » (souligné par moi)

Cette proposition a été répétée à de nombreuses reprises pendant la campagne électorale (par le candidat, par ses lieutenants…), dans des entretiens, des discours…

Eliane Daphy

Posté le 10 juillet 2007 par Eliane Daphy
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Programme provisoire des Assises de l’ethnologie

A la lecture de ce programme, tel qu’il est proposé ici, il semble donc, comme l’a remarqué Caroline dans son message sur ce site http://assisesethno.org/spip.php?ar... qu’aucune place n’a été prévue par les organisateurs dans leurs Assises pour exposer les questions sur les fonctionnements institutionnels de l’ethnologie/anthropologie, pourtant nombreuses sur le site. Les organisateurs (responsables des deux associations APRAS et AFA) ont décidé à priori et entre eux des quelques points qui étaient de leurs points de vue dignes d’être abordés, et quelles que soient les questions abordées dans les échanges et les forums, tout ce qui ne rentrait pas dans ce cadre pré-établi ne pourraient trouver place dans les Assises.

Ce procédé de consultation de la communauté n’est pas démocratique et les invitations à participer et débattre ne sont qu’un leurre (qui sans doute ne trompe pas grand monde, vu l’absence de participation…). Les interventions de ceux et celles qui ont osés s’exprimer sont soient ignorées, soit méprisées (réponses ironiques), soit reléguées dans un « hors-piste » qui n’aura pas sa place aux tribunes des prestigieux musées de l’Homme et du quai Branly… Sur ce site, le nombre de contributions, plus de 6 mois après le lancement de la consultation en ligne de la communauté, est tellement faible que le programme des journées ne peut prétendre être la présentation de points de vues contradictoires et débats inexistants. Tout incite à penser que le contenu des exposés et débats qui sera présenté aux Assises était verrouillé avant même la consultation, et que les Assises ne sont en réalité qu’une manifestation médiatique organisée par quelques responsables auto-proclamés de la discipline, et que les seuls débats pris en compte seront ceux exprimés dans le cadre du séminaire AFA/APRAS (où les orateurs participants ont été sélectionnés par les organisateurs), et pour lesquels les comptes-rendus - quand ils existent- ne prennent en compte que les interventions des participants et non du public… On peut noter par ailleurs le nombre vraiment minimes (à l’exception de celles de Charles Macdonald) de textes mis en ligne par les responsables des « débats ».

Il n’y a pas débats, presque pas de textes, pas de réponses… De quels matériaux les synthèses des Assises feront-elles la synthèse ? On a vraiment l’impression que tout était déjà écrit à l’avance, et que ces assises ne sont qu’une vitrine publicitaire.

Il aurait été plus démocratique et ouvert d’organiser un vrai colloque (ou journées d’études), ouvert à tous (et non sur invitation réservée à quelques-uns par copinage et réseaux, à diffusion restreinte), avec appel à participation largement diffusé, et comité de sélection pluraliste et publié.

Celles et ceux qui ont participé depuis des années à faire l’ethnologie telle qu’elle est aujourd’hui (directeurs des laboratoires, membres de la section 38 du Comité national de la recherche scientifique, membres de la section CNU 20, directeurs des revues et membres des comités de rédaction, membres des conseils de sélection des appels d’offres, des commissions de spécialistes, des conseils scientifiques des universités et grands établissements d’enseignements supérieurs, responsables de collections chez des éditeurs institutionnels et privés, directeurs de thèses…), sont curieusement absents de ce site. Mais on peut être certains qu’ils seront présents aux Assises (du moins une partie d’entre eux), et qu’ils applaudiront très fort l’initiative, et encore plus, les propos lénifiants et vides qui y seront tenus à la tribune.

Pour paraphraser ce qu’écrivait ici Daniel Fabre (président de la section 38, directeur d’un laboratoire, membre de plusieurs conseils de rédaction, initiateur d’édition privée, etc.), l’objectif des Assises, comme celle des rapports (conjoncture et prospective) est de montrer la vitalité de l’ethnologie, de « défendre la discipline », et non de débattre collectivement de ses méthodes, objets, fonctionnements institutionnels.

Posté le 9 juillet 2007 par Circulez, il n’y a rien à voir
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Compte-rendu de l’atelier Exercice pratique d’interdisciplinarité

Pourrions-nous avoir la date du séminaire, ses organisateurs, son cadre institutionnel, la liste des participants, le nom des gens sur les photos ? Le genre d’informations habituelles, en quelque sorte. Merci

De site donne vraiment l’impression de ne pas être pris au sérieux par les responsables, qui ne répondent pas aux questions posées, mettent en ligne les informations de façon non-systématique… Un vrai simulacre de transparence et de consultation, une opération de communication sur le modèle de Sarkoléon premier, despote éclairé.

Sophie Houdart est médaille de bronze du Cnrs http://www.cnrs.fr/fr/presentation/...

Posté le 9 juillet 2007 par lecteur critique
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Ethnographions nous...

Le dédain affiché jusqu’alors par les universitaires vis à vis de ceux qu’ils forment est évident... Il est par conséquent difficile de comprendre pourquoi de telles sommes sont investies auprès des universités. La situation est lamentable...

Il existe un marché conclut entre la société et l’université. La société dit à l’université : « je te donne des subventions, forme ma jeunesse » l’université répond : « donne moi plus, je ne te dois rien, et je me fout de ce que deviennent tes jeunes... » C’est insupportable...

Posté le 8 juillet 2007 par éthique
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