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Ethnographions l’ethnologie en France !

En effet, merci : vous proposez une « anthropologie de l’anthropologie » qui recoupe ce projet-ci. Peut-être pourriez-vous en proposer un résumé ici pour alimenter le débat ?

Cordialement,
Vincent B.

Posté le 30 juin 2007 par Vincent Battesti
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Ethnographions l’ethnologie en France !

J’ai personnellement travaillé sur la question de la réflexivité de notre discipline, ce qui a donné lieu à un ouvrage, Profession Anthropologue, aux éditions William Blake (2004).

Merci.

Posté le 29 juin 2007 par Eric Chauvier
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Mission pour l’ethnologie

Bonsoir Monsieur Daniel Fabre

Merci pour ces informations, et toutes mes excuses pour mon ignorance.

J’ai bêtement fait confiance aux informations qui sont aujourd’hui en ligne sur le site de la Mission ethnologie où on trouve ceci quand on clique sur « travaux de recherche » http://www.culture.gouv.fr/mpe/rech...

« Des thèmes de recherche nationaux sont définis chaque année pour approfondir la connaissance ethnologique du domaine français, en liaison avec les grands domaines d’action du ministère de la Culture et notamment de la direction de l’Architecture et du Patrimoine.

Ces thèmes font l’objet d’appels d’offres thématiques soumis à l’examen du Conseil

Il existe d’autre part des programmes d’action incitative (page en construction). De caractère plus volontariste, ils sont souvent menés en liaison avec d’autres services du ministère de la Culture et de la Communication (direction des Musées de France, délégation au Développement et à l’Action territoriale, etc.). Par la confrontation des approches et le partage des réflexions, ils permettent d’optimiser la finalisation des recherches.

Les études sont désormais mises en oeuvre par le département « recherche, méthodes et expertise » de la sous-direction archéologie, ethnologie, inventaire et système d’information. » (fin de citation)

En lisant cela, sur un site officiel, on peut se faire des idées inexactes… Ce serait quand même mieux si les informations étaient vraies.

Et je ne comprends pas pourquoi vous écrivez que « Malheureusement la politique des Appels d’offres s’est arrêtée il y a une dizaine d’années », parce que une dizaine d’années, cela fait 1997. Alors pourquoi je trouve sur ce site (sur la page http://www.culture.gouv.fr/mpe/rech...) ceci

TRAVAUX LANCÉS SUR APPEL D’OFFRE PAR LA MISSION DE 1981 à 2002

# Entre privé et public : les rapports de cohabitation et les usages des espaces communs dans les ensembles résidentiels (2001-2002)

# Ethnologie de la relation esthétique (1998-1999 ; 2000)

# Formes contemporaines de l’économie informelle : activités, échanges et réseaux de relations (1998-1999)

Tout cela n’est quand même pas très très clair ! Merci beaucoup de me donner des informations complémentaires.

Posté le 26 juin 2007 par Post-doctorant à la recherche de contrats pour survivre
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Bienvenue à Daniel Fabre sur le site des Assises de l’ethnologie

Merci à Daniel Fabre pour sa réponse claire et précise, et bienvenue au nouveau contributeur aux débats en ligne des Assises de l’ethnologie.

Il est en effet désolant, comme vous l’écrivez, que l’état et les conditions d’accès aux commandes ou appels d’offres ministériels (et pas seulement du Ministère de la Culture…) soient tout à fait méconnues.

L’information circule de façon parcellaire, elle est peu accessible, difficile à comprendre (jargon administratif). Cet état de fait donne l’impression à ceux qui apprennent dans les CV (sur les sites des laboratoires ou les blogs persos) que des doctorants ou des hors-statuts ont bénéficié d’appels d’offres ou de subventions que les dés sont pipés, et que tout se fait par cooptation, ce qui est une vision partiale et partielle de la situation.

La liste d’échanges mail yahoo « doc-post-docs » [docpostdoc-ethno.yahoogroupes.fr] mise en place par Caroline Legrand est un pas en avant dans l’échange des informations. Mais même si les messages sont conservés sur le site yahoogroupes et restent consultables, ils sont néanmoins difficiles d’accès, non-indexés sur le web, et non accessibles publiquement (il faut s’inscrire à la liste). Ces limites n’enlèvent rien à la valeur de cette iniative pionnière ; c’est simplement que les outils Internet ont beaucoup évolués depuis 2004 (date de création de la liste) où les listes yahoo étaient le moyen le plus simple, performant et techniquement accessible (pour des béotiens de l’informatique) d’échanger rapidement et de stocker des informations (c’est ainsi que communiquaient les membres de l’atelier des Etats généraux de la recherche -SLR- Paris-Centre « Acteurs et métiers de la recherche »).

Une partie des informations est déjà mise en ligne sur des sites de laboratoires, sur les sites des associations, sur les blogs persos… Mais pour le moment, dans le domaine de la diffusion de l’information, les ethnologues -moi compris !- utilisent la plupart du temps la toile pour défendre leur petite promotion (personnelle, associative, laboratoire), et n’exploitent guère, au service de l’ensemble de la collectivité, les outils coopératifs et contributifs d’Internet (souvent qualifiés de « web2 »). Ainsi, par exemple, les laboratoires informent de leurs séminaires sur leurs sites, ou les membres de l’EHESS sur la liste tlm (tout le monde ? vraiment ? n’est-ce pas un peu ehess-centrique ?), plutôt (ou en plus de) utiliser Calenda, un site coopératif qui conserve l’information et dispose des outils de syndication. Cette concurrence, dommageable, contribue à la balkanisation de la discipline, et à son manque de visibilité (nationale, mais aussi internationale).

Peut-être pourrions-nous envisager, dans le prolongement des Assises, de construire un site web « nouvelle génération » (en spip, comme celui des assises…), utilisant la syndication automatique pour les sites officiels qui proposent ce service (fil RSS, càd récupération automatique sur un site des informations provenant d’un autre site), site ouvert à tous les contributeurs qui souhaiteraient échanger, et qui aurait pour mission de regrouper et rendre lisible l’information sur les offres d’emploi, les appels d’offres, les concours… Pourquoi pas un wiki, librement modifiable (avec modération, pour éviter la publication d’informations farfelues) ? En réunissant les forces disponibles, et en allant chercher des alliés quand nous n’avons pas les connaissances et compétences nécessaires, le projet devrait être jouable.

Répondrez-vous aux nombreux messages concernant le fonctionnement de la section 38 ? En attendant d’avoir le plaisir de vous lire de nouveau, encore merci pour votre contribution aux Assises de l’ethnologie.

Eliane Daphy

Posté le 26 juin 2007 par Eliane Daphy
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Rapport de conjoncture de la section 38

Chaque commission du Comité National du CNRS rédige, depuis une quarantaine d’années, un « rapport de conjoncture » qui est le parangon de la littérature grise puisque, hormis ses rédacteurs et les instances supérieures du CNRS, ses lecteurs étaient, jusqu’à présent, très rares. Notre rapport de conjoncture 2006-2007 est sans doute le premier qui atteint un lectorat significatif et c’est tant mieux.

Deux mots sur les circonstances de sa rédaction. La direction du CNRS a soudain, pour des raisons louables de défense des disciplines, demandé deux rapports (conjoncture et prospective) au début de l’été dernier, c’est-à-dire au moment où il était impossible de réunir les collègues. Plusieurs commissions ont refusé l’exercice, le débat qui a traversé notre communauté il y a quelque temps nous incitait à prendre position sur la conjoncture, précisément. Nous avons donc, André Mary et moi-même, rédigé un premier jet afin de le proposer à la lecture critique d’une commission où cohabitent des sensibilités très différentes. J’ai intégré les réflexions et ce texte est donc, comme il est de règle, signé de l’ensemble des membres de la commission sous le chapeau de leur président.

Après plusieurs navettes, la bibliographie a été établie et accompagnera le document définitif. Un incident technique en a détruit une partie, il faut la reprendre. Les lecteurs du site des assises ont donc la primeur du texte auquel la bibliographie sera jointe. Charles Mac Donald a souhaité une mise en ligne immédiate et il a eu raison, autant alimenter le débat. Dès que j’aurai en main la bibliographie elle vous sera communiquée.

Ceci dit : un texte est un texte, il ne se réduit pas à ses références qui ne sauraient être ni un palmarès, ni un inventaire exhaustif ni un manifeste d’école encore moins un vademecum de la discipline. Il y a eu un débat récent où l’existence même de l’anthropologie me semblait en cause, ce texte tente de montrer que la discipline est vivante et créative. Il n’a pas d’autres prétentions.

Les commentaires que j’ai lus renvoient pour la plupart à tout autre chose : aux conditions de recrutement des chercheurs au CNRS pour lesquelles la commission 38 fait fonction de jury d’admission. Ce thème, très important, n’a rien à voir avec la réflexion sur l’état de la discipline qu’essaie de traduire, à sa façon, le rapport de conjoncture ! C’est un autre débat qui met en question plus des « procédures » que des « critères ». Et je suis sûr que les membres de la Commission 38 sont tout autant que moi insatisfaits des conditions de leur travail de jury. Ceci dit, je tiens à saluer l’investissement énorme de chacun des membres de la commission pour tenter de prendre une connaissance approfondie d’une quantité considérable de dossiers dont beaucoup sont de grande valeur. De toute façon, il semble que ce système vive ces derniers moments. J’espère que nous n’aurons pas à regretter bientôt ses imperfections.

Posté le 26 juin 2007 par DANIEL FABRE
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Présentation du Débat 1.

Christian Bromberger a été, de 1997 à 2001 le dernier président du dernier Conseil du Patrimoine Ethnologique où il a succédé à Daniel Fabre (président de 1992 à 1996). Une Mission à l’Ethnologie existe toujours au sein de la Direction du Patrimoine au Ministère de la Culture, elle gère toujours des bourses de l’Institut du Patrimoine auxquelles tout jeune chercheur peut présenter un projet. Malheureusement la politique des Appels d’offres s’est arrêtée il y a une dizaine d’années, en revanche la Mission poursuit son travail en région (autour d’une dizaine d’ethnologues régionaux dont les enseignants et jeunes chercheurs en ethnologie de la France ont intérêt à se rapprocher, et de trois ethnopôles). Sous la direction de Christian Hottin, elle conduit également une réflexion sur les politiques culturelles, en particulier, en ce moment, sur le patrimoine culturel immatériel.

Je donne ces informations très simples, me rendant compte que l’état des lieux, en particulier des commandes ministérielles, est tout à fait méconnu, le débat s’appuyant parfois sur une situation depuis longtemps révolue.

Daniel Fabre, Directeur d’études à l’EHESS.

Posté le 26 juin 2007 par DANIEL FABRE
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Loi sur les universités & recrutement : quelques informations

Bonjour

Je signale l’existence d’un wiki (article en ligne, écrit collectivement), mis en place par Michel Bernard (Université de Paris 3) sur les comparaisons entre les différentes versions de la loi.

Lien vers le wiki "réforme des universités

***

Et deux excellents articles publiés par Le Monde, dont celui d’Olivier Godechot (chargé de recherche au CNRS, sociologue), membre du bureau du groupe « Réseaux Sociaux » de l’Association Française de Sociologie.

Olivier Godechot est par ailleurs co-auteur d’un article excellent sur les jurys de thèse et les intégrations en sciences politiques :
Godechot (Olivier), Mariot (Nicolas), 2004, « Les deux formes du capital social. Structure relationnelle des jurys de thèse et recrutement en science politique », Revue française de sociologie, vol. 45, n°2, p. 243-282. Dommage, on ne trouve pas en ligne la version définitive de ce texte… y compris sur les abonnements Elzevier, Jstor & co à accès réservés à quelques happy fews, ruineuses pour nos institutions. Mais les auteurs ont eu la gentillesse de mettre en ligne la version préparatoire (téléchargeable directement en pdf ici).

Ces différents articles montrent que les dysfonctionnement pour les intégrations (Université, CNRS) et le clientélisme ne sont pas spécifiques à notre discipline. Peut-être sont-ils simplement un peu plus importants que dans les disciplines voisines, en conséquence de la forte endogamie disciplinaire d’une part (parenté réelle -alliance (actuelles ou passées) et filiation- et parenté symbolique « élève de », « membre de », « publié par »…), et d’autre part, du nombre relativement peu nombreux de participants aux différentes familles et aux « clans ». Une étude sur la question serait la bienvenue : ne sommes-nous pas les spécialistes des systèmes de parenté et des fonctionnements claniques ?

Je partage le point de vue de différents contributeurs sur le souhait/projet « ethnographions l’ethnologie ». En connaissant mieux les règles de fonctionnement, en les objectivisant, en les faisant sortir de l’opacité et du « secret », nous pourrions nous donner les outils pour améliorer le fonctionnement ! Sans doute, je fais ainsi preuve d’un optimisme déplacé concernant la volonté collective de changements dans notre discipline, allié à une crédulité naïve autant que dépassée dans les bénéfices de la recherche, à avoir son (petit) rôle de transformations sociales.

J’assume d’être « has-been » ; je suis sans honte une héritière de Mai 1968, qui n’a pas su (voulu ?) s’adapter aux règles du capitalisme (dit désormais « libéralisme »), du « le plus fort en capital symbolique remporte la mise », du carrièrisme « écrasons, pillons, dénigrons, méprisons, exploitons le travail des collègues plus faibles, pour franchir les brillantes étapes de la Carrière » et du mandarinat (les modes d’expression du capitalisme sauvage dans nos milieux de l’université et de la recherche). Et je ne suis pas aigrie (un petit clin d’œil à Charles Macdonald en réponse à l’un de ses commentaires), tout juste encore éberluée de voir à quel point un petit nombre de dominants peuvent imposer leurs règles au plus grand nombre (le vieux Marx aurait-il eu raison dans cette partie de son analyse ?).

Bonnes lectures, à bientôt le plaisir de lire vos réactions

Eliane Daphy (en savoir plus la dame ici)

Posté le 26 juin 2007 par Eliane Daphy
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Institution : le conseil scientifique de la Mission ethnologie

Bonjour

J’ai cherché à connaitre la composition du Conseil scientifique de la Mission ethnologie du Ministère de la Culture à laquelle je voudrais présenter un projet. Je n’ai trouvé cette information nulle part, ni sur le site de la Mission, ni dans le Journal officiel. En particulier, je voudrais savoir si Daniel Fabre est toujours président de ce conseil ? Dois-je y voir un lien avec le nombre de contrats (pour des séminaires, des rapports) que Daniel Fabre et son équipe (dont les doctorants et post-doctorants) réussissent à obtenir ? Certains en ligne sur le site de la Mission

et aussi ici

Comment interpréter la phrase en ligne sur le site :

« Les études demandées à des chercheurs prestataires de service ont pour but d’éclairer la direction de l’Architecture et du Patrimoine pour la mise en oeuvre de ses politiques culturelles. Elles présentent un caractère plus opérationnel que les rapports de recherche issus des appels d’offres. »

Est-ce que cela signifie que désormais la Mission Ethnologie ne finance que recherches sur commandes ? Il semble qu’il n’y ait plus d’appels d’offres ?

Après, ces rapports/séminaires commandes donnent lieu à des publications. Impossible de connaitre le comité de rédaction de ces publications. Le système est donc opaque, et permet de financer toujours les mêmes, sans critères autres que le favoritisme. Après, dans les sélections pour l’intégration au CNRS, les personnes qui ont eu droit à des crédits de la Mission sont aussi en meilleure position pour intégrer comme chargés de recherche (plusieurs cas ces dernières années).

Dans votre séminaire, vous avez dit beaucoup de mal de l’ANR, mais au moins, cet organisme distribue les fonds publics avec des procédures transparentes, car cette agence dispose de conseils scientifiques, fait des appels d’offres disponibles en ligne, ce qui ne semble pas être le cas de la Mission ethnologie.

J’espère que les responsables des Assises ne penseront pas que je suis aigri en posant cette question. Il me semble légitime de connaitre les procédures de distribution des crédits du Ministère de la Culture, qui de mon point de vue devraient être publiques et publiées, comme c’est la règle pour les fonds publics.

Merci d’avance aux responsables de ce débat de me donner leur point de vue.

Posté le 22 juin 2007 par Post-doctorant à la recherche de contrats pour survivre
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