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Section 38 : arrêtez de vous moquer du monde

C’est vraiment se moquer du monde de mettre en ligne un document sans la bibliographie des référence citées dans le texte, sans page de garde, sans date, sans nom d’auteur. Aucun site sérieux ne fait en 2007 ce genre d’erreur.

C’est absolument ahurissant qu’un directeur de recherche au CNRS, membre du Comité national, se permette de répondre que la raison en est que le document est un rapport, plutôt qu’un article scientifique. Prétendre que les rapports ne doivent pas fournir la bibliographie complète des références citées prouve soit une totale méconnaissance de ce qu’est un rapport (qu’il soit de recherche, pour un ministère, dans le cadre d’un appel d’offres, ou un rapport de conjoncture au Cnrs), soit une pratique de la production de rapport tout à fait laxiste.

Ecrire que l’on peut retrouver des références bibliographiques seulement avec le nom de l’auteur et la date est une fumisterie. C’est penser qu’un auteur n’écrit qu’un article par an…

Je suis universitaire ; je m’efforce d’apprendre à mes étudiants les normes de la publication scientifique. Que penser des responsables de ma discipline qui se permettent non seulement de ne pas respecter le minimum de normes (nom des auteurs, références bibliographiques), sinon qu’ils sont incompétents et déficients ? Ceux qui mettent en ligne ce genre de torchon, et ceux qui en sont responsables comme auteurs en donnant leur autorisation pour publier en ligne, sont indignes d’occuper des postes de responsabilité.

Posté le 7 juin 2007 par un professeur d’université
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Eléments bibliographiques

Un ouvrage remarquable d’analyse des causes de l’invisibilité de l’anthropologie et des remèdes qu’on peut y apporter. Eriksen, Thomas Hylland, 2006, Engaging anthropology, The Case for a Public Presence, Berg Publishers, 148 p.

Posté le 30 mai 2007 par marie-dominique ribereau-gayon
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André Béteille : la sociologie comparative comme regard décentré

Ce rappel historique de l’origine sociologique de l’ethnologie souligne bien la liaison intime et la proximité de ces deux disciplines. A vrai dire, on peut considérer un ensemble de disciplines parmi lesquelles se trouvent l’anthropologie, la sociologie, mais aussi l’histoire, la géographie humaine et peut-être aussi la démographie, comme une « masse disciplinaire » à l’intérieur de laquelle n’existe aucune barrière scientifique importante. La raison principale de cette communauté disciplinaire tient sans doute au fait que ces diverses branches d’une même science sont basées sur l’observation et non l’expérimentation (comme c’est le cas de la psychologie, des sciences du vivant et d’autres), qu’elles ont des méthodes communes et un objet identique (l’homme, ses institutions, son comportement social, sa culture). Les frontières disciplinaires qui existent entre sociologie, histoire et anthropologie sont strictement d’ordre institutionnel et résultent directement de l’existence de structures comme les départements d’université et les sections du CNRS, la constitution des écoles doctorales, et plus généralement d’une histoire institutionnelle différente pour chaque pays.

Ces différences ont été intériorisées par la communauté des chercheurs et enseignants en sciences humaines qui tient ces frontières pour « réelles » alors qu’elle ne sont que des fantasmes épistémologiques. L’habillage en styles et approches contrastés qui peuvent faire croire à la réalité d’un fossé épistémologique entre ces disciplines se trouve entièrement démenti par les développements récents de l’anthropologie, notamment par la déferlante des nouveaux objets et de l’ethnologie du proche.

La raison pour laquelle des barrières fractionnent en territoires académiques un même espace scientifique tient à la gestion de la science, non à la production de la science. Un exemple très simple : un dossier de candidature en section 38 (anthropologie) peu être refusé parce que le candidat a fait une « thèse d’histoire », a travaillé dans des « archives » et non sur un « terrain ethnographique » (proche ou lointain peu importe). Pourtant le candidat a une problématique anthropologique et son programme de recherche peut être considéré comme totalement anthropologique. Son dossier ne sera pas classé parce qu’il existe une autre section avec un autre numéro qui fait exactement la chose opposée, en recrutant les chercheurs qui ont travaillé dans les « archives », en refusant ceux qui ont fait un « terrain ethnographique » ou qui auraient une « thèse d’anthropologie sociale ». La gestion de la science est un phénomène sociologique. La production de la science est phénomène cérébral. Les deux participent de l’histoire de la science.

Posté le 26 mai 2007 par Charles Macdonald
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Rapport de conjoncture de la section 38

Cher Candidat Malchanceux, Merci de me remercier. Effectivement c’est moi qui ai mis ce texte en ligne. Il s’agit d’un rapport rédigé par les membres de la section 38 du CNRS au cours de l’année 2006, rendu public en 2007. Comme tout texte collectif il a eu un ou deux rédacteurs principaux, en l’occurrence Daniel Fabre, Président de la commission, et André Mary, Secrétaire Scientifique (maintenant DSA). Les autres membres de la section ont relu, commenté et fait des propositions qui ont été intégrées en partie au moins dans la version finale. Il s’agit d’un rapport, je te le signale, et non d’un article scientifique. C’est sans doute la raison pour laquelle ce texte nous a été distribué sans bibliographie à la fin du texte. Mais tu as raison de signaler cette lacune (les noms et les dates permettent cependant de retrouver les références citées). Le texte complet est inclus dans le document ataché. Dernier point : ce texte propose une estimation sur la situation actuelle de l’anthopologie et son évolution, dans ses rapports notamment à d’autres disciplines (thème de la piste 2). Il ne se prononce pas sur la nature de la bonne ou de la mauvaise anthropologie, encore moins de la bonne ou mauvaise candidature au CNRS. Les critères d’évaluation, c’est une tout autre question. Mais on peut en parler. Cordialement, Charles Macdonald

Posté le 25 mai 2007 par Charles Macdonald
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Effets « mutatifs » des processus de création du savoir anthropologique

Il ne me semble pas que les sujets de thèse de chacun des auteurs de cette rubrique aient été divulgués mais veuillez s’il vous plaît vous présenter (sortir de votre anonymat) afin que je puisse vous répondre. Aussi, je me permets de vous demander qui est ce « On » ? et vous informe que je suis bien inscrite au FCT mais sous mon nom de jeune fille. N’hésitez pas à contacter Yannick Fer qui a permis la mise en ligne de ce texte ou si nécessaire, passez par ma messagerie privée, n’hésitez pas à me transmettre vos coordonnées.

Posté le 24 mai 2007 par STEPHANIE DUMAS
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Effets « mutatifs » des processus de création du savoir anthropologique

Merci pour les renseignements, et vos vœux. Pouvez-vous précisez le sujet de votre thèse et votre directeur ? On ne vous trouve pas sur le Fichier central des thèses… http://fct.u-paris10.fr/index.jsp

Posté le 24 mai 2007 par Candidat malchanceux au concours CNRS (CR1 - 2007) - l’anonymat s’impose :)
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Fichier central des thèses

Annonce des Assises sur la page « News du FCT » (fichier central des thèses)

http://fct.u-paris10.fr/news.jsp

Posté le 24 mai 2007 par Eliane Daphy
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Effets « mutatifs » des processus de création du savoir anthropologique

Mon nom s’inscrit à la fin du texte, je suis en 4e année de thèse (d’anthropologie) à l’Université Paris VII, vous souhaitant plus de chance pour votre prochain concours au CNRS. Bien à vous.

Posté le 24 mai 2007 par stéphanie DUMAS
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